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FILMER SEUL·E

[Parcours Réalisation]

Films en Bretagne et Ty Films Formations s’associent pour questionner et approfondir l’acte de filmer seul·e. Pendant 2 semaines en immersion à Mellionnec, les 8 stagiaires bénéficieront d’un apport technique et théorique riche sur les différents enjeux du cinéma documentaire en solo. La transmission de compétences techniques par des professionnel·les du cinéma, ainsi que le partage d’expériences de cinéastes seront au cœur de cette formation. Elle sera composée d’exercices pratiques, avec la réalisation d’un court-métrage en solitaire et la prise en main du matériel de tournage, pour s’adapter aux contraintes techniques et résoudre les problématiques rencontrées selon différentes situations.
Un suivi individualisé permettra à chaque stagiaire de perfectionner son projet professionnel, en préparant techniquement le tournage de son film, et en affinant ses intentions.
Cette formation sera animée par Thierry Nouel, réalisateur vidéaste chef monteur et co-auteur de La Revue Documentaires n°26-27 « Filmer seul-e », et par Guillaume Kozakiewiez, réalisateur et chef opérateur.
Une rencontre de deux jours sera organisée avec la cinéaste Dominique Cabrera.
Valentine Gelin, ingénieure du son, interviendra pour enseigner différents dispositifs, techniques et outils lié·es à la prise de son.

OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES

  • Acquérir et développer des compétences techniques à l’image et au son, des réflexes en situation de tournage.
  • Être capable de choisir, d’utiliser et de mettre en place un dispositif filmique, en l’adaptant à chaque situation et environnement.
  • Maîtriser la technique et ses subtilités pour pouvoir se concentrer sur le sujet
  • Travailler notamment à partir des expériences de tournage des participant·es et des problématiques liées au matériel utilisé par ces dernier·es.
  • Travailler quant à l’enjeu des matériaux apportés en postproduction pour le montage, l’étalonnage et le mixage.
  • Connaître les différents enjeux et problématiques de « filmer seul·e »
  • Affiner, mieux comprendre et pouvoir défendre son désir de « filmer seul·e »
  • Consolider et étendre une certaine culture cinématographique
  • Être en confiance sur sa capacité à pouvoir filmer seul·e

Thierry NOUEL, réalisateur indépendant, vidéaste et chef monteur
Après des études de cinéma à la classe préparatoire à l’IDHEC et à l’INSAS, puis de philosophie, Thierry Nouel réalise de nombreuses vidéos, en particulier dans l’action culturelle, et films documentaires. Il est également chef monteur (France 3 Rédaction Nationale notamment). Parmi ses réalisations, il y a une première vidéo et des Cinétracts en 1968, « Montevidéo » (1975), « Fantasme et fugues en vidéo solo » (1980), « Liberté Première » (1981), « Les Saisons d’Arbu » (série rurale 1979-1983), « Johan dans l’arrière-cour » (1979), « Johan van der Keuken » (pour France 2- Prix du public Split-2000) et « L’Entretien avec JvdK « (2001), « Grèves à la chaine » (2006), « Vidéotract Charlie » (2015). Depuis 1997, il adopte dans sa pratique la forme du journal filmé avec « Journal d’un vidéaste » (1997-2018) et « Journal d’une vie rusée » (2020). Il a participé au Comité de rédaction de La Revue Documentaires, a notamment co-dirigé le n°26-27 « Filmer seul-e » en 2016. Il écrit sur le cinéma de Johan Van Der Keuken, notamment au sein des revues Hors-Champ et Images documentaires, ainsi qu’aux éditions Yellow Now. Il a donné des cours sur le cinéma documentaire à la Fémis et il est déjà venu à Mellionnec, pour animer un atelier sous la forme d’ »Une journée avec Johan Van Der Keuken » pendant les Rencontres du film documentaire de Mellionnec en 2016.


Guillaume KOZAKIEWEZ, chef opérateur et réalisateur
Passionné de photographie, Guillaume Kozakiewiez se met à la pratique du montage puis à la prise de vues en autodidacte, pour se former finalement à la pratique documentaire. Il est chef-opérateur sur de nombreux films documentaires et de fiction. En parallèle, il est réalisateur et fait de la caméra vidéo, légère à transporter, son outil fétiche pour raconter des histoires de vie dans différents continents. Le portrait est son motif de prédilection, donnant lieu à des longs métrages documentaires où il filme le plus souvent seul notamment dans « Leonarda » (2007), « La lutte n’est pas pour tous… » (2011), « FilmRadioFilm » (2014). La fiction prend aussi de la place dans son travail, avec son premier court métrage, « Je les aime tous », pré-sélectionné aux Césars 2018 après avoir été sélectionné dans de nombreux festivals.


Dominique CABRERA, cinéaste
Après des études de lettres et à l’IDHEC, Dominique Cabrera devient monteuse de sujets d’actualité dans les stations régionales de FR3. Elle fonde ensuite la maison de production l’Ergonaute avec Jean-Pierre Thorn et Alban Poirier, avec pour vocation de faire des films d’interventions syndicales ou politiques. Elle réalise dès ces débuts autant des films de fiction que documentaire, comme en 1984 avec « L’Art d’aimer », suivi d’un court métrage documentaire, « Ici là-bas ». Elle tourne seule plusieurs films documentaires, dont font partie « Rester là-bas » (1992), « Chronique d’une banlieue ordinaire » (1992), « Réjane dans la tour » (1993), « Demain et encore demain – Journal 1995 », et « Grandir » (2013) où elle dresse le portrait de sa famille pendant 10 ans. Son dernier film « Notes sur l’appel de Commercy » suit le mouvement social et politique des Gilets Jaunes. Elle enseigne aussi le cinéma à la Fémis, Harvard, et à l’Université de la Sorbonne à Paris. En savoir plus


Valentine GELIN, ingénieure du son
Diplômée du master Image et Son à Brest, Valentine Gelin réalise aujourd’hui la prise de son pour des oeuvres de fiction, des oeuvres documentaires et des installations artistiques. Elle a travaillé sur les films documentaires Je ne veux pas être paysan de Tangui Le Cras (2018), et Amour(s) de Mathilde Chavanne (2019), primés en festival. En fiction, Valentine a notamment collaboré avec Lisa Diaz sur Eva voudrait (2020), William Laboury sur Yandere (2019), et Gabriel Desplanque sur La Chambre de Dieu (2016). Lors des tournages, elle aime associer aux rencontres et aux nouveaux décors la réjouissante collecte des sons justes qui construiront la part sonore du film au montage. En voyage comme dans son quotidien elle enregistre de nombreux souvenirs sonores. Elle travaille régulièrement avec des artistes en résidence au Studio National du Fresnoy, mêlant prise de son, bruitage, création sonore et montage son. Elle intervient également à LISAA école d’Arts Appliqués pour enseigner les techniques du son et la création de matière sonore.


INFORMATIONS PRATIQUES

  • dates : du 13 au 18 septembre & du 20 au 25 septembre 2020 (arrivée souhaitée à 17h30 le dimanche 13 septembre) 
  • lieu : Mellionnec (22)

Hébergement et restauration proposés par Ty Films / forfait de 300 € pour les 10 jours (du dimanche au vendredi), pension complète. Éligible à une prise en charge du financeur de la formation. Renseignements et devis auprès de Ty Films (formations@tyfilms.fr / 09 53 70 76 56).

  • coût pédagogique : 3905 € TTC par participant·e
    Prise en charge possible par un OPCO (AFDAS, Uniformation…), Pôle emploi et possibilité de prise en charge par la région Bretagne sous conditions.

Pour en savoir plus sur les possibilités de financements et modalités d’inscriptions, contactez Stéphanie Coquillon, coordinatrice pédagogique de l’action de formation professionnelle à Films en Bretagne : stephaniecoquillon.formation@filmsenbretagne.org

 



Appel à candidatures jusqu’au 30 juin.

L’admission à la formation est faite après étude des dossiers de candidature dans la limite des places disponibles.

Les pièces à fournir :

  • Dossier de candidature (téléchargeable ci-dessous)
  • CV
  • Lettre d’intérêt pour la formation
  • Une courte présentation de votre projet de film

Ces documents devront être envoyés à l’adresse mail suivantes avant le 30 juin 2020 :
annelaurecoroller.accueil@filmsenbretagne.org