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Portées par Films en Bretagne, les Rencontres professionnelles Doc’Ouest se sont achevées samedi dernier sur ce constat : les régions devront coopérer entre elles, à la fois en France et en Europe, pour développer le secteur de l’audiovisuel et du cinéma sur leurs territoires. Défi à relever dont nous détaillerons les enjeux dans une série d’articles rendant compte de cette quatorzième édition qu’on peut, sans se tromper, qualifier d’intense !

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Nous aurions pu quitter Doc’Ouest le moral en berne. Les sujets d’inquiétudes sont patents alors que les raisons d’espérer demandent encore à se concrétiser. Crise économique, évolution de la réglementation européenne sur les aides territoriales, réforme du Cosip, bouleversement du paysage médiatique, etc. : les mutations en cours n’incitent pas à l’optimisme. Nous aurions pu considérer que les trombes d’eau qui se sont déversées sur la croisette de Pléneuf-Val-André, le samedi matin, venaient à point nommé nous faire oublier le beau temps trompeur de la veille.

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Au lieu de cela, la richesse des débats, l’intelligence collective à l’œuvre, l’appel d’air produit par l’ouverture à l’Europe, aux coopérations interrégionales, au transmedia et à la fiction longue sont la promesse de nouveaux chantiers enthousiasmants. Les expériences présentées ont donné, aux professionnels présents, du grain à moudre et l’occasion de réfléchir ensemble à l’avenir de l’audiovisuel et du cinéma. Prendre trois jours, face à la mer, pour s’informer, débattre, se rencontrer et voir des films : voilà un luxe que la vie professionnelle n’offre que trop rarement !

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Plus que jamais, la région est apparue comme le territoire le plus pertinent pour s’organiser et le plus perméable à l’innovation. À condition cependant qu’elle sorte de ses frontières en engageant des coopérations à l’échelle interrégionale ou européenne. Il s’agit de monter en puissance en mutualisant les initiatives et les financements, de se poser en alternative et de faire contrepoids au centralisme. Doc’Ouest a joué son rôle de laboratoire d’idées en proposant une table ronde autour de la co-production européenne dont on a perçu, à travers les témoignages de producteurs et de réalisateurs, que c’est une démarche à la fois formatrice et difficile, à toutes les étapes de la fabrication et de la diffusion.

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L’édition 2014 s’est aussi penchée sur la création pour le web et les plates-formes de diffusion. Grâce à une présentation de Doc’Alliance et à une étude de cas de projets financés par Arte creative ou Radio France, de nouvelles fenêtres d’exposition sont apparues. Les intervenants ont insisté sur la nécessité d’éditorialiser les contenus et de s’associer très en amont avec des acteurs du numérique. Autant d’initiatives qui pourraient nourrir la réflexion autour du projet Breizh Creative. Les participants à Doc’Ouest ont d’ailleurs eu la primeur de la publication papier RAP !, synthèse du travail mené sur le site Réinventons l’audiovisuel public sous la houlette de Serge Steyer, et prélude à la plate-forme expérimentale de service public qui, nous l’espérons, verra le jour prochainement en Bretagne.

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On l’aura compris, les enjeux politiques et économiques étaient au centre des débats. Autre temps fort de cette édition : la présentation de la réforme du Cosip par Vincent Leclercq, tout nouveau directeur de l’audiovisuel et de la création numérique du CNC. Les professionnels présents qui attendaient explications et clarifications l’ont écouté avec intérêt, car les nouvelles règles vont notablement modifier le financement des films et des sociétés de production. Lors d’une réunion à huis clos où la tension était palpable, ils ont pu exprimer leurs inquiétudes. La réforme nous met un genou à terre, a-t-on entendu, en guise de synthèse au sentiment qui domine chez les producteurs en régions.

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Le CNC faisait aussi partie des institutions conviées à rencontrer des professionnels en tête-à-tête. Inaugurés l’an dernier, ces ‘’Tat’ins’’ avec la Scam, Media, France 3 Bretagne, la Région Bretagne, le Département des Côtes d’Armor, l’Ina ou encore l’Accueil des tournages ont été très appréciés. Ces moments privilégiés permettent de s’informer et d’être conseillé. Du sur-mesure en quelque sorte à l’instar des échanges fructueux que le producteur lyonnais Jérôme Duc-Maugé a engagés avec les jeunes auteurs bretons bénéficiant d’un tutorat (dispositif d’accompagnement destiné à ceux qui ont obtenu une aide à l’écriture, ndlr). Cette question de la formation est d’ailleurs souvent revenue dans les débats. Pour faire émerger de nouveaux professionnels et consolider l’existant, il sera nécessaire d’imaginer de nouveaux outils.

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Et c’est de la fiction que viennent les dernières initiatives. Cette année, Doc’Ouest a proposé un fauteuil d’orchestre – et non un simple strapontin !– à la fiction longue qui a fait une entrée remarquée. Après la projection de Melody du Belge Bernard Bellefroid, en partie tourné en Bretagne et co-produit par Gilles Padovani de .Mille et Une. Films, une table ronde s’est interrogée sur les moyens à mettre en œuvre pour développer les longs métrages en régions. Nouveau dispositif sur la co-production associée mis en place par la Région Bretagne, création par le Groupe Ouest du Breizh Film Fund, premier fonds privé dédié à la création cinématographique, expériences menées dans d’autres régions françaises et européennes : les professionnels sont repartis avec une boîte à idées remplie à ras bord.

Les leviers sont identifiés. Reste maintenant à passer la vitesse supérieure. Et comme l’a dit Jean-Pierre Lemouland de JPL Films, en évoquant la fabrication de Louise en Hiver, le film de Jean-François Laguionie, en cours de production : « C’est pas à la rame, c’est avec un petit moteur et il y a même de l’essence dedans ! ». Ce qui suffit pour avancer…

Nathalie Marcault et Elodie Sonnefraud

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