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En 2010, Antoine Lareyre et Claire Villalon créent Courts en Betton avec 200 euros en poche et la simple volonté de faire connaître les jeunes auteurs de la région Bretagne. Aujourd’hui, épaulés par une trentaine de bénévoles, ils s’apprêtent à donner le coup d’envoi de la sixième édition de cette manifestation, désormais rebaptisée Festival du film de l’Ouest. Dès le 2 juin, les spectateurs curieux pourront découvrir un vaste panachage de courts métrages bretons, professionnels ou amateurs, ainsi que des expositions, des rencontres et des concerts. Le festival a pris de l’ampleur, le public est de plus en plus important, mais l’énergie juvénile est toujours là…

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Il y a encore une avalanche de détails à régler, mais Antoine Lareyre est détendu et serein. Six années à organiser un festival vous donne une certaine assurance. « Lorsqu’on a démarré, la crise financière battait son plein, » se rappelle-t-il, « on avait trois fois rien, mais on appris à tirer parti de ce manque de moyens, ça nous a forcé à être inventifs. » Alors âgé de dix-neuf ans, Antoine se lance dans l’aventure Courts en Betton avec sa complice Claire Villalon, d’abord sous la forme d’une association, puis, dès 2010, par la création d’un festival. « On voulait montrer la production locale, les films tournés en Bretagne ou par des réalisateurs bretons. On voulait aussi mettre en avant la jeune création, en présentant des premiers films. »

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Une volonté éditoriale encore palpable six ans plus tard, la soixantaine de réalisations retenues par le comité de sélection brassant allègrement films amateurs et professionnels dans un constant souci de découverte. Antoine, qui a lui-même réalisé des courts métrages en auto-production avant de passer dans le camp des professionnels, souligne la fraîcheur et l’audace de nombreux films faits en dehors des circuits de production classique. « On essaie de mettre en avant des tentatives qui nous paraissent intéressantes. L’aspect technique est bien entendu important, mais ce n’est pas essentiel. Ce qui compte pour nous, c’est la qualité artistique et la personnalité du projet. » Une ouverture d’esprit qui distingue le festival et permet une première diffusion publique pour de nombreux films. Ainsi, le plus jeune réalisateur de la sélection 2015 a treize ans !

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Au total, le festival propose donc une bonne quinzaine de programmes, allant de la classique compétition aux séances spéciales (dont deux s’émancipent des frontières bretonnes pour aller fureter en Europe et au Québec), en passant par des projections loufoques comme la bien nommée What the film !, florilège de perles déjantées, absurdes ou parfaitement nanardesques.

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La Bretagne se retrouve aussi dans la composition du jury, chaque membre ayant un lien probant avec le territoire. « Alain-Michel Blanc, scénariste de Va, vis et deviens (1), vit à Saint-Malo. Nolwenn Lemesle est une réalisatrice originaire de Rennes, Céline Maugis a produit le film Qui vive (2) et Emmanuelle Le Fur a signé l’image du long métrage Crawl (3), tous deux tournés dans la région… Malgré leurs profils et leurs professions très différents, ils ont tous un lien fort avec la Bretagne. »

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Antoine ne craint-il pas d’être taxé de chauvinisme en mettant ainsi l’accent sur la « breizhitude » de son festival ? « On aime tous les cinémas », précise-t-il« et nos focus sur l’Europe et le Québec sont là pour le démontrer. On met en avant des films faits en Bretagne, mais ça ne fait pas de nous des régionalistes. On essaie de promouvoir la richesse de la création régionale, on ne veut pas faire un festival par les Bretons, pour les Bretons… On cherche à montrer ce cinéma, et aussi à l’exporter. » Le festival étend d’ailleurs ses frontières, puisque cette année a eu lieu, en amont de l’événement, la première soirée Paris-Breizh, dans le cadre de la Fête de la Bretagne, au cinéma Le Chaplin, à Paris. « On a présenté un choix de films qu’on avait aimé dans les éditions précédentes, » explique Antoine, « ça a été un beau succès, donc on compte remettre ça l’année prochaine. Ce type de soirée pourrait devenir une sorte d’extension du festival. »

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Courts en Betton s’avérant un titre un peu réducteur, la manifestation change de nom en 2014 pour devenir Le Festival du film de l’Ouest. D’année en année, les projections s’enrichissent de concerts, animations, expositions, masterclass… Les spectateurs se font plus nombreux, la salle du Triskel, lieu principal de l’événement, ne désemplissant de toute la semaine lors des dernières éditions. Une satisfaction personnelle pour Antoine, très attaché à cet établissement depuis son plus jeune âge. « Pour Claire et moi, le Triskel, c’était le cinéma de notre enfance. C’est dans cette salle qu’on a découvert le cinéma, et, quand le Méga CGR de la Mézière a ouvert ses portes, on était vraiment inquiets que la très forte concurrence la fasse fermer. Créer le festival était aussi une manière de faire vivre cette salle et de défendre un cinéma de proximité. »

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Aujourd’hui, Claire, étudiante en journalisme, s’occupe de CEB TV, relayant l’actualité du festival sur la chaîne viméo de l’association. Antoine assure quant à lui la direction artistique et la programmation, mettant à profit les avantages de l’intermittence du spectacle quand son travail dans la postproduction le lui permet. Pour l’heure, il peaufine les derniers préparatifs avant la soirée d’ouverture, le mardi 2 juin au Triskel. D’ailleurs, après avoir visionné les deux cents films reçus, est-il possible de dégager des thématiques ou des figures récurrentes dans la production régionale ? « C’est difficile d’y répondre… Je suis frappé par l’omniprésence de la route dans les films, c’est quelque chose qui revient très souvent. Il y a aussi beaucoup de personnages coincés dans une situation, qui cherchent à s’échapper, à s’évader… Il y a un désir de liberté, d’espace. » Les universitaires et critiques désireux de sonder l’âme du cinéma breton savent où commencer leurs recherches !

Jean-Claude Rozec

(1) Va, vis et deviens de  Radu Milhaileanu (2005). 

(2) Qui vive de Marianne Tardieu (2014).

(3) Crawl de Hervé Lasgouttes ( 2013). 

Photo de Une : copyright Cloé François.

Le Festival du film de l’Ouest a lieu du 2 au 6 juin, aux cinémas Le Triskel (Betton), Le Club (Fougères) et le Sévigné (Cesson-Sévigné).

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