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Comment décrocher les aides souvent très sélectives de l’Europe ? Revue de détail avec trois structures bretonnes, le Groupe Ouest, l’association Côte Ouest et Vivement Lundi !, qui ont obtenu récemment un soutien d’Europe Créative. Ce programme a été créé par l’Union européenne pour renforcer et développer l’industrie du cinéma, de l’audiovisuel et du jeu vidéo.

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Mis en place pour contrer l’hégémonie américaine, ces financements européens existent depuis 1991. L’an dernier, les volets Média et Culture ont fusionné au sein d’un même programme baptisé Europe Créative. Pour la période qui court de 2014 à 2020, le fonds est doté de 1, 46 milliard d’euros dont 56 % iront à l’industrie des médias. En matière d’audiovisuel et de cinéma, il soutient toutes les étapes de fabrication et de promotion d’une œuvre (formation, développement, production, distribution, festivals, etc.). Les trois lauréats bretons ont d’ailleurs ‘’concouru’’ dans des catégories différentes.

« C’est la première fois que nous obtenons un financement de Média. Nous avions fait deux premières tentatives, mais avec des projets différents », précise Estelle Car, chargée des projets européens au Groupe Ouest. Et pourtant, depuis sa base de Plounéour-Trez sur la Côte des Légendes, la structure est coutumière des ponts jetés par dessus la Manche et les Alpes. Elle a ancré la coopération européenne dans sa philosophie et sa pratique. Ce qui a, cette fois-ci, convaincu les experts européens, « ce sont plusieurs aspects innovants de la formation ».

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Il s’agit d’initier des scénaristes, des réalisateurs et des producteurs au maniement de la 3D relief et des effets spéciaux numériques pour des films dont le budget n’excède pas les 5 millions d’euros. Autrement dit, de mettre ces outils au service du cinéma indépendant. C’est la troisième session de ce type que le Groupe Ouest organise. Les deux premières l’ont été en partenariat avec l’Angleterre. Différence notable cette année : les participants ne viendront pas seulement des deux côtés de la Manche mais de toute l’Europe, chacun avec un projet de long métrage de fiction. Vingt-quatre personnes au total, accompagnées au développement d’un scénario qui doit prendre en compte la présence des images nouvelle génération, dès la phase d’écriture. Et un partenariat qui associe Creative England, équivalent d’un CNC décentralisé, et l’Université de Falmouth.

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L’Europe est sensible à ces ouvertures. Christine Mazereau, la responsable éditoriale du bureau français d’Europe Créative, insiste : « Les candidats au soutien doivent savoir que notre objectif principal est de favoriser la création de réseaux intracommunautaires, pour que les professionnels apprennent à travailler ensemble et que les œuvres puisent circuler à l’intérieur de l’Union. Si un projet n’a pas cette ambition transeuropéenne, il n’y a pas lieu de déposer ». Le fonds européen privilégie, par ailleurs, les dossiers qui font la part belle aux outils numériques. Le Groupe Ouest l’a bien compris, qui filmera et mettra en ligne les ateliers et les master-class, selon le principe désormais rodé des Mooc (Massive open online course), ces formations via internet. Ce qui permettra à vingt-quatre participants supplémentaires de bénéficier des contenus.

Europe Créative participe à hauteur de 60% du budget global de la session qui s’élève à 160 000 euros. « Le Groupe Ouest va apparaître sur le catalogue des organismes de formation européens. C’est une bonne opération tant en termes de communication qu’en matière financière. Sans cette aide, nous n’aurions pas pu monter un programme de cette ampleur », ajoute Estelle Car. Et la structure est assurée de pouvoir reconduire cette formation en 2016. Le soutien européen vaut pour deux ans. « Nous aidons les projets de façon récurrente. C’est particulièrement vrai pour les formations et les festivals », confirme Christine Mazereau.

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L’association Côte Ouest, organisatrice du Festival européen du film court de Brest, en fait l’expérience depuis plusieurs années, même si l’obtention tardive de l’aide, l’an dernier, lui a donné des sueurs froides. « Nous avons monté le dossier 8 mois avant le festival en anticipant sur le programme. Nous n’avions toujours pas la réponse d’Europe Créative en octobre 2014 alors que la manifestation avait lieu en novembre et que nous comptions sur cette subvention », se souvient Fabienne Wipf. « Heureusement que la convention signée court sur deux ans ».

La directrice du festival est pourtant rodée au montage des dossiers européens, mais remarque que, depuis un an, la sélection est plus sévère, les critères resserrés, et les vérifications plus nombreuses. « Ce sont des dossiers compliqués à monter. Nous y passons beaucoup de temps. Les festivals sont soumis à une grille très précise. Il est inutile de se lancer dans un dépôt si on n’entre pas dans les cases », prévient-elle. Parmi les critères imposés aux festivals qui postulent : la diversité des pays invités et la représentativité de ceux qui ont une faible capacité de production.

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Ces contraintes ne sont pas un obstacle pour le festival de Brest puisque l’Europe est dans ses gènes. Chaque année, les films présentés proviennent de près de 30 pays différents. Et c’est à longueur d’année que le festival développe des partenariats avec des homologues ailleurs en Europe, notamment sous la forme d’échanges de programmations. Autre atout : il est entré depuis quelques années dans la sphère virtuelle (création de comptes Facebook et Twitter, actualisation de son site internet, mise en réseau), devançant les souhaits de l’Europe. Le festival a obtenu l’an dernier une aide de 25 000 euros sur un budget de 400 000 euros. « Ce financement nous est indispensable. Il correspond à un poste à temps plein sur une année », précise Fabienne Wipf.

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Le soutien d’Europe Créative au développement de La Science des Soucis n’a pas été une surprise pour Jean-François Le Corre. Cette série écrite par Isabelle Lenoble, Amandine Gallerand et Julien Leconte avait fait un carton au … Cartoon Forum, le marché européen de l’animation pour la télévision. Un accueil enthousiaste que l’appui européen est venu confirmer. « C’est formidable ! Pour cette série de 39 épisodes de 5 minutes, Europe Créative nous aide à hauteur de 60 000 euros. Ce qui nous permet de doubler notre capacité de développement. L’argent n’est dédié qu’à cela. Nous finançons des scénaristes donc des bibles, des scripts développés, des animatiques, et aussi des versions étrangères des documents, des voyages à l’international, notre présence sur les marchés… », détaille le producteur de Vivement Lundi ! Il y a de quoi se réjouir quand on connaît la grande sélectivité du programme européen. Lors du second appel à projets de 2014, sur les 68 dossiers présentés par des sociétés françaises pour une aide au développement, seuls deux ont été retenus, dont la Science des Soucis. Handicap de plus : comme Europe Créative privilégie les cinématographies émergentes, les grands pays de production comme la France, la Grande-Bretagne ou l’Italie partent avec des malus qu’il s’agit de transformer en bonus en présentant le meilleur dossier possible.

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Jean-François Le Corre connaît bien les rouages des dépôts européens. Vivement Lundi ! a obtenu sa première subvention bruxelloise en 1998 et le taux de réussite de la société dépasse les 90 %. Il sait par expérience que, pour avoir une chance d’être aidé, il faut bien comprendre la philosophie d’Europe Créative. « L’aspect marketing est essentiel. Il s’agit de soutenir un marché. Dans le dossier, il est donc nécessaire d’expliquer non seulement comment on va développer l’œuvre, mais quelles stratégies de distribution et de promotion internationales on envisage. Il faut aborder ces dépôts dans une optique économique et non par le biais de la création », explique-t-il.

Il conseille de se méfier des consultants et autres agences qui offrent leurs services à des tarifs parfois faramineux. Mieux vaut privilégier les transferts de savoirs et s’adresser à des collègues plus aguerris. Et surtout ne pas être timides. « Le fait d’être soutenus régulièrement nous donne une certaine confiance en nous à l’international. Nous pourrions craindre de nous lancer sur ces marchés en pensant que nous sommes trop petits, pas assez qualifiés. Mais les retours des experts qui examinent les dossiers sont encourageants. Ils nous disent que nous n’avons pas à rougir et que nos rendus de comptes sont souvent d’un aussi bon niveau que ceux de structures plus importantes. Donc si une société a un bon projet, il ne faut pas qu’elle hésite. » 

Christine Mazereau renchérit : « Je préconise souvent aux candidats d’être très concrets. Il est inutile de surestimer ou sous-estimer la réalité car les experts, qui sont eux-mêmes des professionnels, vont examiner la cohérence de l’ensemble. Tout est analysé au cas par cas. Il ne faut pas se demander si le projet va plaire, mais vérifier qu’on a une stratégie claire et bien adaptée au marché pour lequel on développe telle œuvre ».  Elle constate la forte présence à l’international de structures indépendantes et dynamiques : « C’est un moyen pour elles de trouver des financements complémentaires ». D’autant plus nécessaires que les marchés nationaux se resserrent.

Nathalie Marcault

 

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