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Du 26 au 29 juin, les festivaliers des Rencontres du film documentaire vont converger vers la plage (aménagée pour l’occasion !) de Mellionnec. Les pieds sur le sable et la tête dans les images, ils vont assister à la huitième édition de cette manifestation. Mais c’est tout au long de l’année que le village du Centre-Bretagne porte haut les couleurs du cinéma documentaire. Et sa boite à idées est remplie de nouveaux projets qui verront le jour très bientôt.

« Dés la création des Rencontres, nous avons eu l’envie de travailler sur le cinéma documentaire tout au long de l’année et pas seulement pendant les quatre jours du festival », souligne le réalisateur Jean-Jacques Rault qui est aussi le directeur de Ty Films, la structure organisatrice. Avec la réalisatrice Gaëlle Douel, l’enfant du pays va fédérer les habitants de Mellionnec autour du projet. C’est sans doute un des secrets de la réussite de cette entreprise culturelle et citoyenne que d’associer la population locale. Pas d’entre soi confortable mais une ouverture aux bonnes idées venues d’amateurs désormais très éclairés par huit années passées à regarder et à sélectionner des films.
« Nous tenons beaucoup à ce fonctionnement qui correspond aux gens d’ici. Ils ont envie de prendre part aux réflexions et aux décisions. Les Rencontres mobilisent 90 bénévoles et une bonne quinzaine d’entre eux sont fortement impliqués, à l’année, au sein de Ty Films. L’association s’est construite petit à petit, en inventant sa façon d’être, d’évoluer et de se structurer. Quand, lors de la dernière assemblée générale, nous avons débattu de notre projet de développement pour les trois années à venir, nos membres ont bien insisté sur cette implication des non-professionnels qui fait la force de Ty Films et qu’il faut à tout prix préserver. Et d’ailleurs, à chaque fois que nous embauchons quelqu’un, nous veillons à ce que ce poste ne prenne pas la place des bénévoles », raconte Jean-Jacques Rault.[/vc_column_text][mk_gallery images= »3064″ column= »1″ height= »392″ frame_style= »simple » disable_title= »false » image_quality= »1″ pagination= »false » count= »10″ pagination_style= »1″ order= »ASC » orderby= »date »][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″]

Les différents groupes de travail, qui prennent en charge les actions menées par Ty Films, jouissent d’une grande autonomie. En ce moment, l’équipe « Education à l’image » phosphore sur une valise pédagogique à destination des primaires. L’idée est née d’un atelier vidéo et du constat qu’il manquait des outils. D’ou l’invention, en cours, de jeux qui permettront au jeune public d’appréhender le cinéma documentaire en s’amusant. Une fois bouclée, la valise pédagogique voyagera après avoir réservé la primeur de la découverte à l’école de Mellionnec. Les instituteurs souhaitent initier leurs élèves et ces derniers sont aussi demandeurs ! « Un jour, dans la cour de l’école, les gamins parlaient de leur envie de faire des films. Ils se sont dit que Ty Films pouvait les aider et ils sont venus nous voir. « Est-ce qu’on pourrait pas faire des films avec vous ? » Pour eux, c’est normal. Ils baignent dans un environnement où ils voient des documentaires, où ils entendent leurs parents en parler ». Cette valise viendra compléter le dispositif d’éducation à l’image proposé par Ty Films, qui, jusqu’à présent, prenait la forme d’ateliers à destination des collèges ou des lycées.

Hors-format

Jeune public, jeunes auteurs : Ty Films donne la priorité à l’émergence, à la nouveauté. Et il y a là une logique. « Nous sommes encore en phase de construction. Huit années d’existence, c’est peu finalement. Nous attirons des gens qui sont eux-mêmes en recherche. Trois jeunes auteurs-réalisateurs sont venus s’installer récemment à Mellionnec. Nous sommes aussi sollicités par d’autres jeunes qui souhaitent être accompagnés sur leurs projets de films ». Pour les accueillir, une maison des auteurs (1) sera créée à l’automne prochain. Le lieu aura une double fonction : permettre aux auteurs émergeants de travailler sur des projets personnels dans un environnement où l’entraide sera encouragée ; recevoir des auteurs en résidence d’écriture pendant 4 semaines dont une sera consacrée à tester concrètement des formes en images et en sons, passant de l’écriture au tournage et à la salle de montage.
La présence de Marie-Pomme Carteret, installée à Mellionnec depuis quelques années, n’est pas étrangère à la place que le montage – étape essentielle dans la construction du récit documentaire – prend dans le projet actuel de Ty Films. Des résidences de montage ont déjà eu lieu, qui ont permis à des films comme le très beau Lame de fond de Perrine Michel (2) ou encore le dernier documentaire de Muriel Labrosse, de bénéficier d’une aide substantielle. Une maison de montage sera logée dans celle des auteurs et des bourses seront attribuées qui prendront en charge une partie du coût du montage.[/vc_column_text][mk_gallery images= »3065″ column= »1″ height= »374″ frame_style= »simple » disable_title= »false » image_quality= »1″ pagination= »false » count= »10″ pagination_style= »1″ order= »ASC » orderby= »date »][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″]

Jean-Jacques Rault a fait la tournée des institutions susceptibles d’entrer dans le tour de table financier : « Le CNC tout comme la Scam y voit un intérêt. Valentine Roulet, qui est la chef du service de la création au CNC, assistera d’ailleurs cette année aux Rencontres. L’an prochain, nous irons aussi chercher des subventions européennes et des fonds privés. Nous souhaitons obtenir des financements hors de la Bretagne pour ouvrir nos dispositifs à des professionnels venant d’autres territoires. Cela dit, nous n’avons pas vocation à aider des films déjà bien financés, mais plutôt des œuvres à l’écriture singulière qui, le plus souvent, ne sont pas coproduites par les chaînes de télévision. »
Le hors-format : voilà bien ce qui intéresse avant tout l’équipe de Ty films. Et puisque les documentaires qui innovent sont rejetés à la marge, Mellionnec aura sa société de production. Pas de miracle économique en perspective, mais un soutien renforcé de l’écriture au montage en passant par la production, les différents dispositifs se conjuguant au bénéfice des films les plus originaux. Ty Films, dont le budget annuel va passer de 60 000 à 180 000 euros, monte en puissance et Mellionnec concentre d’ores et déjà une belle part des forces vives et créatives du documentaire en Bretagne. On parie (sans grand risque de se tromper) que ça n’est pas la fin de l’histoire et que de nombreuses pages vont encore s’écrire.

Nathalie Marcault

Photo de Une : le réalisateur Jean-Jacques Rault, directeur de Ty Films
(1) La maison des auteurs sera financée par le Conseil Général des Côtes d’Armor et la Drac Bretagne
(2) « Lame de fond » sera projeté le samedi 28 juin à 14 h dans le cadre des Rencontres du film documentaire, en présence de la monteuse Marie-Pomme Carteret.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/1″][mk_padding_divider size= »30″][mk_content_box heading= »En savoir + » animation= »left-to-right »][vc_row_inner][vc_column_inner width= »2/3″][mk_fancy_title tag_name= »h2″ style= »true » color= »#393836″ size= »14″ font_weight= »inhert » letter_spacing= »0″ margin_top= »0″ margin_bottom= »18″ font_family= »none » align= »left »]Lien(s) en relation avec ce sujet[/mk_fancy_title][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″]Le programme des Rencontres du film documentaire de Mellionnec[/vc_column_text][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »1/3″][mk_image src= »https://filmsenbretagne.org/wp-content/uploads/2014/03/pdf.png » image_width= »800″ image_height= »350″ crop= »false » lightbox= »false » frame_style= »simple » target= »_self » caption_location= »inside-image » align= »center » margin_bottom= »10″ animation= »right-to-left »][/vc_column_inner][/vc_row_inner][/mk_content_box][/vc_column][/vc_row]