[vc_row][vc_column width= »1/4″][mk_padding_divider size= »20″][mk_custom_box border_width= »1″ bg_position= »left top » bg_repeat= »repeat » bg_stretch= »false » padding_vertical= »30″ padding_horizental= »20″ margin_bottom= »10″ min_height= »100″ border_color= »#a8dbcd » bg_color= »#f6f6f6″ predefined_bg= »1″][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″]

C’est une province plutôt qu’un pays. Mais le Québec n’en est pas moins un continent du cinéma d’animation, mis à l’honneur, cette année, par le Festival national du film d’animation qui a lieu du 8 au 14 décembre à Bruz.

A lire également en bas de page l’entretien avec Sabine Zipci, la nouvelle déléguée de l’AFCA (Association française du cinéma d’animation).

[/vc_column_text][/mk_custom_box][/vc_column][vc_column width= »3/4″][mk_gallery images= »8120″ style= »grid » column= »1″ image_size= »crop » height= »650″ hover_scenarios= »fadebox » item_spacing= »8″ margin_bottom= »20″ frame_style= »simple » collection_title= »« Head«  de Dominique-Etienne Simard (DESanimation – 2007) » disable_title= »true » image_quality= »1″ pagination= »false » count= »10″ pagination_style= »1″ order= »ASC » orderby= »date » item_id= »1417454979-547ca5837e217″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/1″][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″]

C’est surtout à la suite de l’apparition de l’Office National du Film que le cinéma d’animation se développe au Canada. Le documentariste écossais John Grierson avait été l’artisan de la création de cette structure publique destinée à « réformer la production gouvernementale canadienne » en 1939. Deux ans plus tard, il invitait son compatriote, le réalisateur Norman McLaren afin d’y ouvrir un département animation qui contribuera grandement au rayonnement international de l’agence. En 1956, l’O.N.F. déménageait d’Ottawa à Montréal et le Québec devenait alors l’un des centres prédominants du cinéma d’animation mondial.

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La contribution de Norman McLaren au cinéma d’animation est primordiale. Expérimentateur tous azimuts, il sera aussi un précieux passeur de relais et formera toute une génération de futurs réalisateurs. Le Festival national du film d’animation lui rend hommage au travers d’une exposition de « dessins-partitions » à ne pas manquer.

Tout au long de son histoire, l’O.N.F. sera une terre d’accueil pour les réalisateurs du monde entier. De Norman McLaren (Ecosse) à Paul Driessen (Pays-Bas) en passant par Caroline Leaf (U.S.A.), ils sont nombreux à venir profiter de l’émulation du studio canadien. Cette caractéristique de l’agence est particulièrement mise en lumière par le festival avec le programme L’O.N.F., terre d’accueil : les films de Reiniger (Allemagne), Pojar (Tchéquie), Magalhães (Brésil), Feijo (Portugal) et Parn (Estonie) témoignent de ce cosmopolitisme créatif. Autre immigré québecois, le Néerlandais d’origine Co Hoedeman sera à l’affiche du programme doublé en breton Les 4 saisons de Ludovic.

[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width= »1/2″][mk_gallery images= »8127″ style= »grid » column= »1″ image_size= »crop » height= »801″ hover_scenarios= »fadebox » item_spacing= »8″ margin_bottom= »20″ frame_style= »simple » collection_title= »Norman McLaren lors de son discours de bienvenue au premier Festival international du film de Montréal (Office National du Film du Canada– 1961) » disable_title= »true » image_quality= »1″ pagination= »false » count= »10″ pagination_style= »1″ order= »ASC » orderby= »date » item_id= »1417455686-547ca846479ed »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/1″][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″]Dans un registre plus contemporain, Théodore Ushev, réalisateur originaire de Bulgarie et installé désormais à Montréal, est lui aussi particulièrement à l’honneur. Une projection-rencontre est organisée aux Beaux-Arts de Rennes et une exposition de ses dessins est en place au Grand Logis de Bruz. L’occasion d’admirer son travail très marqué par les avant-gardes constructivistes russes, le cubisme, le collage…  Théodore Ushev officiera également comme juré de la compétition professionnelle durant le festival. Et même si la compétition de cette année n’en rend pas compte, signalons que de nombreux films français ont vu le jour grâce à la politique active de co-production de l’ONF. En Bretagne, JPL Films en avait bénéficié pour Ruzz et Ben de Philippe Jullien.

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La chaine de télévision publique Radio Canada fut une autre actrice majeure de la production animée québécoise. De 1965 à 1989, elle possède son propre studio d’animation grâce à l’influence de l’ancien animateur Hubert Tison. Il permet au réalisateur Frédéric Back, installé à Montréal après des études aux Beaux-Arts de Rennes, de réaliser une œuvre empreinte de poésie et d’universalité. Crac et L’homme qui plantait des arbres, tous deux « Oscarisés », sont projetés pendant le festival. Classiques à ne rater sous aucun prétexte sur grand écran. La radio publique et l’O.N.F. ont longtemps été les deux représentants du court métrage d’auteur au Canada. D’autres expériences existent pourtant bel et bien ailleurs.

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A Québec (la ville), plusieurs acteurs sont en place. La Bande Vidéo, centre de création en arts médiatiques, permet à tout un groupe d’auteurs indépendants de travailler à ses réalisations. Les films de la Bande Vidéo témoignent d’une recherche, d’une poésie contemporaine sensible, parfois brute. La structure a son influence dans le renouveau du court métrage au Québec, et particulièrement dans le volume (les œuvres fortes et énigmatiques de Claire Brognez et de Frédéric Tremblay). Un programme carte blanche est à découvrir lors du festival.

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Toujours de Québec, le collectif Kiwistiti réalise des films depuis 1996, date à laquelle il proposait ses premiers Animathons. Le groupe est attaché à un certain discours social, au côté organique de l’animation et à l’expérimentation. Un des films, En revenant du Congo, est programmé dans la carte blanche. Deux de ses membres, Frédéric Lebrasseur et Francis Desharnais, offriront une performance d’animation en directe où se croiseront images et sons.

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/2″][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″][mk_gallery images= »8144″ style= »grid » column= »1″ image_size= »crop » height= »1350″ hover_scenarios= »fadebox » item_spacing= »8″ margin_bottom= »20″ frame_style= »simple » disable_title= »true » image_quality= »1″ pagination= »false » count= »10″ pagination_style= »1″ order= »ASC » orderby= »date » item_id= »1417457076-547cadb48ccdc » collection_title= »Ilot de Nicolas Brault (Office National du Film du Canada – 2003) »][/vc_column][vc_column width= »1/2″][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″]

D’autres réalisateurs poursuivent leurs œuvres en passant d’un studio à l’autre suivant l’opportunité. Nicolas Brault et Dominique-Etienne Simard, qui bénéficient d’un programme commun de leurs travaux pendant le festival, sont ainsi passés par l’O.N.F, la bande Vidéo ou d’autres studios indépendants. Leurs univers ne sont pas linéaires : narratifs ou pas, dans les deux cas très variés plastiquement, ils sont empreints d’un certain réalisme poétique, parfois magique, parfois cru.

En ce qui concerne le cinéma expérimental, on se souvient que Marcel Jean (ancien directeur du studio français de l’O.N.F. et actuel directeur artistique du Festival international du film d’animation d’Annecy) se plaignait que « la production québécoise […] semble peu préoccupée par les explorations sur la nature des images ». Le festival relève le défi et a concocté un programme dédié : « 1000 Québec ». L’occasion de retrouver, parmi d’autres, Steven Woloshen, Frédéric Tremblay et Nicolas Brault.

La délégation québécoise est fournie à Bruz : outre Théodore Ushev, Dominique-Etienne Simard, Nicolas Brault, Frédéric Lebrasseur et Francis Desharnais, la productrice Julie Roy (membre elle-aussi du jury compétition professionnelle) et la directrice de festival Jo-Anne Blouin seront aussi présentes à Bruz. Le festival nous invite d’ailleurs à une véritable soirée québécoise le jeudi 11 novembre. Une belle occasion pour commémorer comme il se doit le 100ème anniversaire de la naissance de Norman McLaren, les 75 ans de l’Office National du Film et la disparition de Frédéric Back.

Gilles Coirier

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/1″][mk_custom_box border_width= »1″ bg_color= »#a8dbcd » bg_position= »left top » bg_repeat= »repeat » bg_stretch= »false » padding_vertical= »30″ padding_horizental= »20″ margin_bottom= »10″ min_height= »100″][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″]Le Québec à Bruz 

. Projection-rencontre avec Théodore Ushev : jeudi 11 | 18h | Rennes | Ecole des Beaux-Arts (EESAB)

 . Expositions Dessins issus des films de Théodore UshevDessins-partitions de Norman McLaren : du 24/11 au 14/12 | Bruz | Le Grand Logis | Accès libre

. L’O.N.F., terre d’accueil : jeudi 11 | 20h30 | Bruz | Le Grand Logis
Dim 14 | 14h | Bruz | Espace Auréa

. L’homme qui plantait des arbres et Crac de Frédéric Back : mardi 09  | 14h | Bruz | Le Grand Logis et dimanche 14 | 11h | Bruz | Le Grand Logis

. Carte blanche à La Bande Vidéo : mercredi 10 | 18h | Bruz | Le Grand Logis

. 1000 Québec (films expérimentaux) : jeudi 11 | en boucle de 18h à 22h | Bruz | Le Grand Logis
 et vendredi 12 | en boucle de 18h à 22h | Bruz | Le Grand Logis

 . Projection-rencontre avec Dominic Etienne Simard et Nicolas Brault : samedi 12 | 14h | Bruz | Espace Auréa

. Performance live du collectif Kiwistiti : mardi 09 | 20h30 | Bruz | Le Grand Logis
Jeu 12 | 22h | Bruz | Le Grand Logis

. Les quatre saisons de Ludovic de Co Hoedeman (doublé en breton) : mercredi 10 | 18h | Bruz | Espace Auréa[/vc_column_text][/mk_custom_box][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/2″][mk_custom_box border_width= »1″ bg_color= »#f6f6f6″ bg_position= »left top » bg_repeat= »repeat » bg_stretch= »false » padding_vertical= »30″ padding_horizental= »20″ margin_bottom= »10″ min_height= »100″][mk_gallery images= »8317″ style= »grid » column= »1″ image_size= »crop » height= »1170″ hover_scenarios= »fadebox » item_spacing= »8″ margin_bottom= »20″ frame_style= »simple » disable_title= »true » image_quality= »1″ pagination= »false » count= »10″ pagination_style= »1″ order= »ASC » orderby= »date » item_id= »1417957715-548451536da65″ collection_title= »Sabine Zipci (DR) »][/mk_custom_box][/vc_column][vc_column width= »1/2″][mk_custom_box border_width= »1″ bg_color= »#f6f6f6″ bg_position= »left top » bg_repeat= »repeat » bg_stretch= »false » padding_vertical= »30″ padding_horizental= »20″ margin_bottom= »10″ min_height= »100″][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″]

Sabine Zipci aux manettes de l’AFCA

Nous avions déjà croisée Sabine Zipci au Festival national du film d’animation à Bruz en tant que spectatrice. Mais, cette année, c’est avec une autre casquette, celle de déléguée générale de l’AFCA, qu’elle y sera présente. En avril dernier, elle a pris les rênes de cette association créée en 1971 pour promouvoir le cinéma d’animation en France et à l’étranger.

– Quel est votre point de vue sur les évolutions du cinéma d’animation ?

Sabine Zipci : En France, en à peine quinze ans, le secteur a considérablement changé. Les formations et les écoles de cinéma d’animation reconnues à l’échelle internationale – dont une partie est aujourd’hui regroupée au sein du Réseau des Écoles de cinéma d’animation (RECA) – se sont multipliées. Parallèlement, on a observé l’augmentation du nombre de longs métrages produits par an, de séries réalisées pour la télévision, de studios et sociétés de productions, sans oublier un système de soutien financier très favorable, au regard des autres pays européens. Tous ces facteurs ont fait de l’animation française un domaine qui bénéficie aujourd’hui d’un savoir-faire confirmé et reconnu, et d’un contexte favorable à la création.

[/vc_column_text][/mk_custom_box][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/1″][mk_custom_box border_width= »1″ bg_color= »#f6f6f6″ bg_position= »left top » bg_repeat= »repeat » bg_stretch= »false » padding_vertical= »30″ padding_horizental= »20″ margin_bottom= »10″ min_height= »100″][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″]

– Donc une filière également dynamique sur le plan économique ?

S.Z. : La filière reste fragile, notamment en ce qui concerne la production de courts et de longs métrages d’auteur. Ces derniers subissent la concurrence en salle des films des studios américains, malgré les quelques grands succès que nous connaissons. Pour nous, un des enjeux est de développer la distribution au niveau international. On remarque, par ailleurs, des tendances qui s’affirment : l’incursion de l’animation sur l’ensemble de la production audiovisuelle ou du web, l’hybridation des techniques – image par image et prise de vue continue -, et l’émergence de nouvelles pratiques, dans la création comme la production, qui font que le cinéma d’animation continue d’être un espace d’innovation et d’expérimentations.

– Quels sont les chantiers que vous allez mettre en place au sein de l’AFCA ? 

S.Z. : Plusieurs chantiers sont amorcés ou à l’étude. Nous allons développer La Fête du cinéma d’animation en accompagnant davantage les coordinateurs régionaux, autour de la mutualisation d’actions spécifiques à l’attention des publics, avec les acteurs et structures de leurs territoires respectifs. Pour le Festival, de nouvelles lignes de programmation seront proposées : nous voulons que la production française soit mieux représentée et souhaitons favoriser les rencontres entre les publics et les professionnels.

Hors événement, il s’agira de développer et de formaliser tout au long de l’année un véritable accompagnement à la diffusion de longs métrages d’animation, notamment ceux à destination des publics adultes, et de courts métrages avec une attention particulière pour les films de patrimoine. Nous envisageons aussi la mise en place de nouveaux temps de rencontres et de réflexions pour les professionnels, ainsi que l’accompagnement des étudiants en cinéma d’animation sur la période qui suit leur sortie d’école.

Il est essentiel que l’AFCA renforce la mise en réseau des professionnels de la filière, l’accessibilité aux ressources, et le suivi de l’ensemble des problématiques liées à la création et à la production, qu’elles soient artisanales ou industrielles. Sans oublier bien évidemment son objectif premier : promouvoir le cinéma d’animation et sa diffusion auprès de tous.

Propos recueillis par Maude Gallon

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