[vc_row][vc_column width= »1/1″][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″]

Dimanche dernier, Catherine Deneuve, présidente du jury 2014 du festival du Cinéma Britannique de Dinard, a décerné le Hitchcock d’Or au premier film de Guy Myhill, « The Goob ». Au générique de ce drame rural sur fond de crise et de violence familiale, on retrouve iFeatures un dispositif présenté à Doc Ouest comme l’une des expériences européennes probantes de soutien au cinéma émergent.

[/vc_column_text][mk_padding_divider size= »20″][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″]

Le cinéaste Guy Myhill peut se réjouir : une première mondiale fin août au Venice days – section indépendante de la Mostra internationale de cinéma de Venise, à l’instar de la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes – suivie d’un Grand Prix du Jury à Dinard (1) et d’une présentation, cette semaine, au public du London Film Festival. Un joli début de parcours pour ce film ayant pour cadre le Norfolk, une région de l’Angleterre peu représentée au cinéma.

[/vc_column_text][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″]

À la question « pourquoi tourner dans le Norfolk ? », Guy Myhill répond (2) « Et bien j’y vis, c’est chez moi. (…) On y voit beaucoup de courses de stock-car organisées par des jeunes du coin, sur des pistes circulaires et éphémères, pleines de bruits et de poussière. Cela contraste énormément avec les paysages alentours, très plats, sans fin, des champs à perte de vue, où le ciel mange tout l’espace. Que de cinéma dans ces paysages ! Tout ce que j’avais à faire était d’écrire une histoire qui réunisse tout ça ! » Un ancrage à un territoire où s’est niché son désir de film et qui a également donné des ailes à la production.

[/vc_column_text][mk_fancy_title tag_name= »h2″ style= »true » color= »#393836″ size= »14″ font_weight= »inhert » letter_spacing= »0″ margin_top= »0″ margin_bottom= »18″ font_family= »none » align= »left »]Permettre à une nouvelle génération de cinéastes et de producteurs d’émerger[/mk_fancy_title][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″]

Car l’histoire de ce film est très associée à iFeatures, un dispositif britannique de développement de projets cinématographiques implantés hors de Londres. Lancé à Bristol, en 2009, à l’initiative d’agences de développement des industries créatives comme Creative England ou Creative Skillset, de la chaîne publique BBC et de la Loterie Nationale, iFeatures a pour ambition de soutenir de nouveaux talents. Il s’adresse à des binômes d’auteurs-producteurs dits émergents, soit porteurs de premiers ou seconds films. L’appel à projet est annuel et très attractif avec 400 inscrits à sa clôture en mars dernier. Chaque fois, dix-huit projets sont sélectionnés pour un coaching intense de six mois qui vise à renforcer l’écriture, la production et la distribution. Les trois meilleurs projets issus de cet accompagnement disposeront d’un budget de 350 000 livres (environ 400 000 euros) pour entrer en production. Ces finalistes seront également accompagnés vers les réseaux internationaux.

[/vc_column_text][mk_padding_divider size= »20″][mk_gallery images= »6860″ column= »1″ height= »500″ frame_style= »simple » disable_title= »false » image_quality= »1″ pagination= »false » count= »10″ pagination_style= »1″ order= »ASC » orderby= »date »][mk_fancy_title tag_name= »h2″ style= »true » color= »#393836″ size= »14″ font_weight= »inhert » letter_spacing= »0″ margin_top= »0″ margin_bottom= »18″ font_family= »none » align= »left »]“Low budget”[/mk_fancy_title][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″]

Ifeatures fait donc le pari du budget restreint comme d’autres systèmes similaires en Europe : le Biennale College Cinema, le Transilvania Talent Lab, le New Danish Screen et bientôt Less is more annoncé par Le Groupe Ouest comme une nouvelle expérience de ce type menée à la pointe bretonne. « Quand la question du budget est fixée dès le départ, elle n’est plus une contrainte mais elle devient la règle du jeu. Elle donne un cadre au projet et provoque une hyper créativité, » soutient son directeur Antoine Le Bos. « Avec des dispositifs de ce genre, où une aide financière est couplée à un accompagnement renforcé, les régions pourraient devenir emblématiques d’un cinéma hypercréatif à moindre budget. »

[/vc_column_text][mk_fancy_title tag_name= »h2″ style= »true » color= »#393836″ size= »14″ font_weight= »inhert » letter_spacing= »0″ margin_top= »0″ margin_bottom= »18″ font_family= »none » align= »left »]De quelles autres expériences s’inspirer en Europe ?[/mk_fancy_title][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″]

Antoine Le Bos nous invitait par ailleurs à porter notre regard sur l’exemple piémontais. Avec le TorinoFilmLab, une plateforme d’accompagnement de scénario adossée à un fonds privé – le Film Investimenti Piementi -, cette région d’Italie a mis en place un pôle international au service du cinéma indépendant. Au menu : coaching d’écriture et pré-production de projets émergents ; le Festival du film de Turin avec son forum de coproduction étant le point d’orgue de cet accompagnement.

[/vc_column_text][mk_padding_divider size= »20″][mk_gallery images= »6861″ column= »1″ height= »400″ frame_style= »simple » collection_title= »Présentation publique d’un projet développé au TorinoFilmLab – copyright TFL » disable_title= »true » image_quality= »1″ pagination= »false » count= »10″ pagination_style= »1″ order= »ASC » orderby= »date »][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″]

Le troisième exemple mis en avant est celui de l’Irish film board qui propose également un accompagnement très suivi d’auteurs en écriture et un parrainage des producteurs pour développer leur réseau.

On l’aura compris, tous ces dispositifs s’inscrivent en alternative aux schémas traditionnels et revendiquent une même vision, celle de porter les films pour les mener plus loin, d’accroître les collaborations entre les cinéastes d’un territoire et les partenaires étrangers. De quoi nourrir les réflexions…

Elodie Sonnefraud

(1) Le Hitchcock d’Or comprend le Grand Prix du Jury, aide à la distribution et soutien direct au réalisateur, et le Prix Ciné +, engagement de la chaîne à doter le film lauréat d’une promotion sur ses chaînes lors de sa sortie en salle.

(2) Extraits d’une interview réalisée à Venise le 28 août 2014 pour Cineeuropa.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/1″][/vc_column][/vc_row]