Archives : Events
Mardi 29 et mercredi 30 novembre, dans le cadre du Mois du film documentaire, la médiathèque Grain de Sel de Séné accueille 3 films dont les auteur·trice·s se sont rencontré·e·s à Mellionnec lors d’une résidence « dramaturgie et documentaire ». Francine Filatriau, Isabelle Solas et Philippe Lucas viendront présenter leurs films et échanger ensemble avec le public, pour évoquer essentiellement la question de l’écriture des films documentaires.
Francine Filatriau, réalisatrice et directrice de la photographie, raconte dans son film Fais ton cinéma le quotidien d’une classe cinéma d’un collège « Rep + » du Mans, qui venait d’être entièrement détruit par un incendie.
Isabelle Solas, réalisatrice installée à Bordeaux, a réalisé plusieurs documentaires, des vidéos danse et des clips avant de se lancer dans l’aventure de Nos corps sont vos champs de bataille. Ce long-métrage documentaire tourné en Argentine dépeint les trajets de Claudia et Violeta, deux femmes trans, dans leur cheminement politique et leur vie intime.
Dans Vincent et les autres, Philippe Lucas, réalisateur installé en Bretagne depuis plus de trente ans, a suivi au fil des saisons les projets de vie d’un jeune trentenaire atteint de paralysie cérébrale, à un moment particulièrement important de sa vie. Les chemins de Francine, Isabelle et Philippe se sont croisés à Mellionnec, dans le centre Bretagne, lors d’une résidence d’écriture sur le thème « Dramaturgie et documentaire ».
Bien que très différents, leurs projets racontent à leurs manières des histoires de vie en marge, et des histoires de combats pour changer le regard sur les marges.
Francine, Isabelle et Philippe ont passé trois semaines en compagnie de six autres cinéastes, toutes et tous en pleine réflexion sur leur prochaine création. Des hommes et des femmes, jeunes et moins jeunes, qui se sont écoutés et épaulés mutuellement pour avancer et aider les autres à avancer dans la création de leur récit.
À ce jour, trois films ont été menés à bout parmi les huit en cours d’écriture, et un autre est au stade du montage.
Présenter ces trois films dans un même programme, en présence de Francine, Isabelle et Philippe pour rencontrer le public, permettra de mettre l’accent sur cette étape primordiale et pourtant méconnue qu’est l’écriture, surtout lorsqu’il s’agit de cinéma documentaire.
Ainsi, les trois cinéastes viendront accompagner leurs films pour raconter comment l’écriture, étape souvent solitaire, peut aussi être vécue comme une belle aventure collective.
Après 10 ans de procédure et à l’issue du procès hors-norme de « L’affaire Mediator », le documentaire inédit sur Irène Frachon, « celle par qui le scandale est arrivé », réalisé par Anne Richard, est projeté :
IRENE FRACHON, DROIT AU CŒUR
Documentaire réalisé par Anne Richard
Produit par Olivier Bourbeillon – Paris Brest Productions
avec la participation de France Télévisions / France 3 Bretagne.
Durée : 60 min.
Cela fait dix ans qu’Irène Frachon l’attend : ce moment où face à la mer, elle pourrait se satisfaire du délibéré des juges dans le procès hors norme dit « du Mediator ». Le Docteur Irène Frachon, pneumologue à l’hôpital de Brest, est « celle par qui le scandale est arrivé ». Celle qui a lancé l’alerte de ce médicament nocif devant les autorités pour le faire interdire, l’a relayée dans les médias pour en faire une affaire, puis portée jusque devant les tribunaux. Cela fait dix ans qu’elle l’attend. Et quelque part moi aussi. Depuis que j’ai commencé à la filmer, à l’été 2010 à Brest, alors seule dans son combat. La vérité judiciaire pourrait-elle en proposer une fin ?
Quelques mots d’Anne Richard, la réalisatrice
« J’ai été la première réalisatrice à m’intéresser à elle, tandis que le sous-titre de son livre Mediator 150 mg- Combien de morts ? venait d’être censuré par la justice, à la demande des laboratoires Servier.
Eté 2010 à Brest. Une femme en colère, mais calme. Des phrases fortes, mais simples. Une empêcheuse de tourner en rond sans en avoir l’air avec sa croix protestante et son chignon. C’était ma première image d’elle, face au public de la librairie Dialogues venue la soutenir.
Au bout d’un an de tournage entre Paris et Brest, Irène avait fait éclater le scandale. Pendant ses 33 ans de commercialisation, 5 millions de Français avaient consommé du Mediator, presque 2000 en étaient mortes, et beaucoup d’autres dont on ignorait le chiffre avaient été atteintes par de graves lésions cardiaques. On accusait les agences de santé d’avoir été insensibles aux alertes, et les laboratoires Servier d’avoir trompé sur la nature du médicament dans le seul but de faire du chiffre. Journaliste, j’en ai tiré un premier documentaire L’affaire Mediator, qui racontait son combat avec Charles Joseph-Oudin, un jeune avocat de 28 ans etGérard Bapt, député et vieux connaisseur des affaires de santé publique.
Je n’ai cessé de la filmer ensuite. Irène est devenue une héroïne aux yeux des médias, la lanceuse d’alerte la plus célèbre de notre pays. Mais l’affaire sur son volet judiciaire ne faisait que commencer : enquête préliminaires, mises en examen, instruction, contestation des procédures… Pour voir advenir sa vérité, il fallait attendre. Constater le décès du principal accusé Jacques Servier, fondateur des Laboratoires Servier, à l’âge de 90 ans, voir mourir des victimes que j’avais filmées au tout début du scandale, voir l’état de santé des autres se dégrader. Attendre encore.
Septembre 2019, le procès pénal s’ouvre enfin. C’est un procès hors norme prévu à l’origine pour six mois, aux 25 prévenus, 110 audiences, plus de 6500 victimes parmi les parties civiles, le plus long de l’histoire judiciaire française après le procès Marcel Papon. Pour Irène, c’est aussi celui de la criminalité à « col blanc » qu’elle dénonce sans discontinuer depuis dix ans dans l’industrie pharmaceutique.
Montée à la capitale depuis Brest, déterminée comme jamais, la colère intacte, elle prend congé de son hôpital 4 jours par semaine pour assister aux audiences. Le verbe haut devant les caméras à l’ouverture, elle décide ensuite de ne plus parler à la presse pour ne pas interférer avec la justice des prétoires. Elle se concentre sur son rôle de témoin, je suis la seule à documenter ses pas dans les coulisses de ce procès et ses allers retours entre Paris et ses consultations à Brest. La pause mondiale imposée par le COVID accroit encore l’attente. Mais Irène y croit, elle a confiance.
Au tout début de ma rencontre avec Irène Frachon, je me questionnais sans cesse sur la réalité de l’affaire, les faits, rien que les faits. Au fur et à mesure des années, je ne doutais plus qu’il y avait une affaire. Je me mettais dans les pas plus intimes d’Irène, mais je continuais à m’interroger sur la capacité de nos institutions à prendre le relai. Je continuais de filmer l’obsession d’Irène, celle qui ronge, qui absorbe plus de 10 ans d’une vie. Cet acharnement qu’il faut savoir entretenir pour renouveler la patience et l’espoir. Secrètement, j’attendais moi qu’une vérité judiciaire advienne pour voir si l’obsession d’Irène pourrait enfin trouver une fin ».
Interdit aux chiens et aux Italiens d’Alain Ughetto
Long métrage – 70 min – Ecrit par Alain Ughetto, Alexis Galmot et Anne Paschetta
• Coproduction France-Suisse-Italie-Belgique-Portugal • Produit par Les Films du Tambour de Soie / Vivement Lundi ! / Nadasdy Film / Foliascope / Graffiti Film / Lux Fugit Film / Occidental Filmes
Avant de mourir, mon père m’a raconté la légende de notre famille: durant des générations, nous sommes nés, nous nous sommes mariés et nous sommes morts dans un village piémontais, Ugheterra, « terre des Ughetto », où tous les habitants ont le même nom de famille que nous. Qui étaient ces gens ? Comment vivaient-ils ? Pourquoi ont-ils fui et où sont-ils allés ?
Distribution : Gebeka
VERS LA MISE EN ŒUVRE OPÉRATIONNELLE !
Caroline et Lubna vous accompagnent lors de ces temps d’échange en ligne, pour tout savoir sur le fonctionnement de Films en Bretagne, les chantiers en cours, les grandes lignes de la feuille de route triennale… et tout ce dont vous avez besoin pour comprendre, intervenir et nourrir le projet associatif de la fédération.
Caroline et Lubna vous accompagnent lors de ces temps d’échange en ligne, pour tout savoir sur le fonctionnement de Films en Bretagne, les chantiers en cours, les grandes lignes de la feuille de route triennale… et tout ce dont vous avez besoin pour comprendre, intervenir et nourrir le projet associatif de la fédération.
Caroline et Lubna vous accompagnent lors de ces temps d’échange en ligne, pour tout savoir sur le fonctionnement de Films en Bretagne, les chantiers en cours, les grandes lignes de la feuille de route triennale… et tout ce dont vous avez besoin pour comprendre, intervenir et nourrir le projet associatif de la fédération.
Ecoprod organise les premières Assises de l’éco-production à l’Académie du climat (Paris) le 13 décembre de 9h30 à 19h30.
Une journée réunissant des professionnel·les de tout le secteur du cinéma et de l’audiovisuel pour se mobiliser et s’approprier les enjeux de l’éco-production. L’occasion d’échanger sur les bonnes pratiques à mettre en place, réfléchir au futur de la production durable et aux évolutions de notre secteur, interroger les business models et les cadres réglementaires au regard des enjeux environnementaux.
Inscriptions ICI
Avant-première mercredi 23 novembre à 20h15 du film documentaire de Serge Steyer Les Aventuriers du match perdu au Cinéma Arvor à Rennes.
La projection sera suivie d’une rencontre avec le réalisateur et l’équipe de production (Les films de la pluie & Ana Films).
Une coproduction Les Films de la pluie, Ana films
Avec la participation de France Télévisions, des chaînes locales de Bretagne (Tébéo & Tébésud, TVR La chaîne), du CNC – Centre national du cinéma et de l’image animée, avec le soutien de la Région Grand Est et de Strasbourg Eurométropole en partenariat avec le CNC, de la Région Bretagne, de la PROCIREP et de l’ANGOA
Diffusion sur France 3 Bretagne le jeudi 24 novembre 2022 à 23h.
