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Chaque mois, la crème de la com, site visant à valoriser les campagnes de communication originales, propose aux internautes de voter pour leur réalisation préférée. Et dans la sélection de novembre figure le travail d’Elaine Gressant-Guillemot pour la nouvelle publication de Films en Bretagne, Réinventons l’audiovisuel public. A l’heure où les premiers exemplaires sortent de l’imprimerie, elle revient, en compagnie du rédacteur en chef Serge Steyer, sur le processus de création qui a permis d’aboutir à l’identité visuelle du recueil.

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/1″][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″]– Comment vous êtes-vous retrouvée impliquée dans le projet ?

Elaine Gressant-Guillemot : Au sein de L’Atelier de l’estuaire, j’ai régulièrement travaillé avec Films en Bretagne ces dernières années, en m’occupant notamment de leur logo et du look de leur site internet (1). J’ai rencontré Serge il y a quelques années, alors qu’il cherchait un infographiste pour une publication. Nous nous sommes très bien entendus et il m’a donc recontactée pour Réinventons l’audiovisuel public.

– Le titre annonce un projet ambitieux…

Serge Steyer : L’idée a germé en 2012, quand la perspective d’une alternance politique s’est présentée. Nous envisagions de fournir aux politiques un argumentaire pour refonder l’audiovisuel public. Le constat est simple, et c’est pour moi avant tout un point de vue de citoyen : l’audiovisuel public est déficient sur le plan éditorial par rapport aux moyens investis. Ne pouvons-nous pas prétendre à mieux ?

Bien que la plupart des idées développées dans Réinventons l’audiovisuel public soient très proches de mes propres convictions, ce n’est pas un blog ou une tribune personnelle, mais une compilation de textes de provenances très variées : débats parlementaires, rapports de la cour des comptes, du CSA, du CNC, de Méta-média (2)… Toutes ces sources sont compilées pour alimenter la réflexion des élus, avec toujours cette question centrale : comment utilise-t-on l’argent du contribuable en matière d’audiovisuel public ? Il y a là un véritable enjeu démocratique.

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– Comment avez-vous construit une identité visuelle à partir de textes aussi hétéroclites ?

E.G.G : C’était une sorte de ping-pong entre Serge, Céline Durand, la directrice de la publication, et moi-même. Mon principal objectif était avant tout de faire vivre le texte et non de me contenter d’une simple mise en page. Au départ, la question s’est posée d’opter pour une esthétique militante, mais très vite on a senti que le graphisme pouvait ouvrir des perspectives et laisser libre cours à l’imaginaire. Il fallait trouver un dosage entre le constat très noir et une démarche inventive. On a misé sur très peu d’ingrédients, les alvéoles, les mains… avec ces éléments très simples, on crée une progression, on passe du gris du début à des couleurs de plus en plus chaudes et variées.

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S.S : On a beaucoup réfléchi sur l’angle de communication à choisir. Il était évidemment tentant d’opter pour une esthétique militante et agressive, un peu dans l’esprit des affiches de mai 68. Mais on s’est dit qu’il serait plus intéressant de prendre le contre-pied de cette imagerie. Le contenu de Réinventons l’audiovisuel public est déjà suffisamment corrosif, pas la peine de le souligner visuellement ! On ne voulait pas que le lecteur ait l’impression d’avoir un brûlot entre les mains, mais plutôt un outil de réflexion constructif. D’où l’image des ruches, les couleurs évoquant la diversité, etc. Bon, comme on est dans un contexte de révolution, on fait quand même un clin d’œil au petit livre rouge en surnommant notre publication le « petit livre jaune », mais dans l’ensemble, on a plutôt cherché à créer un espace accueillant pour tout type de lecteur.

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– D’où vient le motif récurrent de l’alvéole ?

E.G.G : Il y a eu beaucoup de discussions sur ce sujet. Pour moi, une alvéole est très riche du point de vue sémantique. On peut lui faire dire pas mal de choses. Elle représente le contenu et le contenant. Au début, il y en a plusieurs assemblées en un amas gris et informe. C’est l’écran de télévision, opaque et froid. Cet amas se dissout progressivement, puis s’éparpille et s’envole au fil des pages, comme pour fertiliser l’espace. On peut y voir une sorte de système neuronal, avec une multitude de connexions possibles. Cette évolution est parallèle à la progression du texte : la décentralisation, la révolution numérique… La couleur de plus en plus présente suggère le potentiel créatif. Et bien sûr, il y a les mains, qui, après avoir été passives, s’emparent de l’outil…

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– Vous avez donc élaboré le graphisme comme une sorte de narration parallèle au texte ?

E.G.G : En fait, j’aurais plutôt tendance à vouloir m’échapper de la narration. D’ailleurs Serge me ramenait souvent vers la structure du texte, il était très attaché à la progression, à l’enchaînement des idées. De mon côté, j’ai essayé de privilégier la sensation, cette impression de déploiement progressif. Les premières pages sont ternes et rigides, visuellement parlant, puis, petit à petit, l’image s’étiole et s’aère. J’avais envie qu’on ressente cette bouffée d’air.

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– Il y a cette image assez frappante des mains emprisonnées par un code barre…

E.G.G : Pour le coup, c’est une concession à la narration ! Elle illustre le chapitre « l’argent ne fait pas le bonheur ».  Cette image me plaît parce qu’elle est très isolée. Son côté frontal contraste avec le reste des illustrations, moins littérales. Il y a une sorte d’équilibre. Mais encore une fois, on ne voulait pas que tout le recueil soit composé de ce type de visuels, cela aurait nuit à la force du propos.

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– Cette image semble mettre en évidence une des menaces qui planent sur l’audiovisuel public : le marché.

S.S : Pourquoi défendre l’audiovisuel public ? Parce qu’on ne peut pas compter sur les forces du marché pour favoriser l’expression artistique. Il y aura toujours une création compatible avec le libéralisme, mais les œuvres qui le mettent en question ne pourront exister sans une aide publique. La collectivité doit continuer à soutenir la création, il en va de l’intérêt des citoyens.

Propos recueillis par Jean-Claude Rozec

(1) Elaine Gressant-Guillemot évoque la précédente version du site.

(2) Le Méta-média est un blog collectif de France Télévisions sur l’évolution des médias et du journalisme à l’épreuve du numérique.

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