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Journaliste, ancienne directrice de France 3 Nord Pas de Calais et Picardie, puis de France Bleu et de ses 44 radios locales, Anne Brucy est responsable d’une mission sur l’avenir de France 3. A la demande de la ministre de la Culture Aurélie Filippetti, elle dirige une étude sur la régionalisation de la chaîne France 3. En Bretagne, elle vient d’enchaîner les auditions et rencontres avec les professionnels. Interview express, alors que ses conclusions sont (très) attendues pour le 31 mai prochain.

– Vous avez assisté à l’après-midi de débats, le 1er février au TNB de Rennes, sur les 50 ans de la télévision régionale en Bretagne, qu’en avez-vous pensé ?

– Anne Brucy : à travers le documentaire projeté, et le débat qui s’en est suivi, j’ai trouvé que la problématique de cette fameuse télévision régionale était très bien posée, à la fois dans sa dimension historique, puisque France 3 Bretagne a une histoire particulière. Mais aussi à travers le fait régional, comme le dit bien Jean-Michel Le Boulanger, le vice-président de la Région : car la Bretagne a une culture forte, spécifique, y compris à travers ses langues.[/vc_column_text][mk_image src= »https://filmsenbretagne.org/wp-content/uploads/2014/04/fr-3-bretagne-50-ans.jpg » image_width= »800″ image_height= »350″ crop= »false » lightbox= »false » frame_style= »simple » target= »_self » title= »France 3 Bretagne a fêté ses 50 ans le 1er février. Copyright Thomas Brégardis » caption_location= »inside-image » align= »center » margin_bottom= »10″ animation= »left-to-right »][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″]

– Qu’avez-vous retenu de votre rencontre avec la Bretagne de l’audiovisuel et du cinéma ?

– A.B. : le moins que l’on puisse dire, c’est que j’ai senti ici plus qu’une attente, un vrai appétit, et une réflexion très moderne, avec notamment le projet de plate-forme numérique. Tout cela est de nature à ouvrir le périmètre du champ des possibles. Les Bretons ne m’ont pas attendue pour réfléchir à un projet. Je suis restée trois jours pleins, j’ai rencontré les télévisions locales, les producteurs régionaux, Films en Bretagne, Kevre Breizh, les politiques. Ce que j’ai aussi découvert, c’est à la fois ce fort sentiment d’appartenance régionale, et une grande ouverture sur le monde.

– Est-ce que cette réflexion née en Bretagne est de nature à vous inspirer des conclusions ou des pistes de proposition pour votre rapport ?

– A.B. : bien sûr, je suis une éponge, je m’imprègne et écoute tout ce que l’on me dit. C’est un point d’appui important pour moi. Et en Bretagne, vous avez ceci de particulier d’avoir déjà des idées pour un futur projet. Cela peut m’aider à formuler des propositions. Mais vous comprendrez qu’il est trop tôt encore pour répondre précisément. Ma mission a été lancée le 10 décembre, et nous devons rendre un rapport intermédiaire en mars, et nos conclusions le 31 mai. Pour l’instant, notre réflexion est très ouverte, et elle va se resserrer par la suite.

– Envisagez-vous de proposer des évolutions différenciées, avec des expérimentations possibles selon les régions ?

– A.B. : chaque région est différente, et je ne suis pas pour l’égalitarisme. L’équité est en revanche importante. L’expérimentation culturelle a été inscrite dans le pacte proposé aux Bretons. Cela aurait du sens de mener des expériences différenciées, d’ailleurs la Bretagne est la région où je suis restée le plus longtemps jusqu’ici. Ma réponse est donc oui à la question posée…

– Qu’est-ce qui vous a poussée à accepter cette mission ?

– A.B. : notre temps est très court, notre réflexion complexe, puisque nous travaillons à la fois sur l’attente des publics, des télespectateurs, sur les usages numériques nouveaux, ainsi que sur les missions confiées au service public décentralisé. Il faut réfléchir à différents niveaux, sur un secteur en pleine mutation. Mais cela me passionne, je crois beaucoup au développement des régions. J’ai habité moi-même à Grenoble, à Aix-en-Provence et à Lille. Et je suis persuadée que le service public a un rôle majeur à jouer dans cette vision de proximité. Si des Bretonnes ou des Bretons, ou des personnes d’autres régions souhaitent amender notre réflexion, il n’est pas trop tard. Il suffit de nous écrire, nous tiendrons compte de toutes les contributions*. Et je vous donne rendez-vous en mai prochain !

Propos recueillis par Brigitte Chevet

* Les contributions émanant de l’Ouest peuvent être adressées à Films en Bretagne, qui fera suivre à la mission d’études : mail@filmsenbretagne.com. Mettre en objet « Mission Anne Brucy ».
Photo de Une : Anne Brucy, DR[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]