AFFIRMER SON DISPOSITIF DOCUMENTAIRE • Formation terminée


FORMATION 2022

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En coopération avec TY FILMS

Formation mise en œuvre dans le cadre de « 2 temps, 3 mouvements » en partenariat avec Ciclic (Centre Val de Loire) et La Plateforme (Pays de la Loire)

 

A l’instar de la plupart des territoires régionaux, la Bretagne est un territoire de création et de diffusion du documentaire. Le secteur, au fil des ans, s’est fédéré, organisé et structuré : associations professionnelles, accompagnement de l’écriture, fonds de soutien, maillage de la diffusion culturelle, COM des télés bretonnes, création d’une plateforme de SVOD gratuite, formation professionnelle.

Ces premiers éléments de contexte constituent des facteurs favorables à la création documentaire, à son ambition, sa circulation.

Dans cet écosystème favorable, les parcours professionnels du documentaire ont évolué de manière significative ces dernières années, à la faveur de parcours souvent pluridisciplinaires et dans des cadres en constante évolution : développement du documentaire pour le cinéma, mondialisation/régionalisation des productions documentaires, mais aussi trajectoires professionnelles plus morcelées, formatages, renouvellement générationnel relatif, tensions économiques côté auteurs, réalisateurs et producteurs, difficultés persistantes à faire exister les œuvres produites en région dans le paysage national et/ou international.
Autant d’éléments de contexte contradictoires auxquels Films en Bretagne souhaite apporter une réponse ciblée, pour répondre à la fois au besoin persistant de professionnalisation des acteurs, et à l’ambition de retrouver des territoires d’expérimentation et d’invention, pour « booster » l’audace des acteurs régionaux du documentaire et leur capacité à développer des projets d’envergure nationale et/ou internationale.


UNE DÉMARCHE DE PARTENARIAT AU SERVICE DES PROFESSIONNELS

Ty Films : expertise et compétences

Au regard de ces éléments de contexte, et des ambitions que se propose de porter le parcours « AFFIRMER SON DISPOSITIF DOCUMENTAIRE », Films en Bretagne a choisi de se rapprocher de TY Films (Mellionnec) pour co-construire le corpus de formation et mobiliser toutes les compétences et les expertises les plus pertinentes pour accompagner les professionnels.

Par ailleurs, l’ensemble des modules est ancré à Mellionnec, dans un cadre propice à la recherche et l’expérimentation, soustrait à l’agitation urbaine !

« 2 temps, 3 mouvements » : un réseau interrégional dynamique

Dans le cadre de sa démarche partenariale, Films en Bretagne a également souhaité inscrire ce parcours de formation dans le cadre du partenariat « 2 temps, 3 mouvements » établi avec Ciclic (Région Centre Val de Loire) et La Plateforme (Région Pays de Loire). Avec ces territoires régionaux, la Bretagne est résolument engagée dans la coopération et le développement des réseaux transrégionaux, à chaque étape de la filière audiovisuelle et cinématographique, en transversalité avec l’ensemble des métiers, et dans un objectif partagé d’accompagnement ambitieux des professionnels.


PRESENTATION DE LA FORMATION

Objectifs généraux : 

  • Développer et consolider ses connaissances théoriques pour enrichir son projet de film documentaire
  • Affiner et mettre en place son dispositif technique de film documentaire
  • Maîtriser les outils techniques image et son
  • Savoir déterminer la forme artistique de son projet
  • Formaliser son projet dans une optique de production et devant un public
  • Développer son réseau professionnel

Publics : Réalisateurs, réalisatrices souhaitant structurer et enrichir leur projet de film documentaire. Artistes des arts visuels souhaitant engager un projet audiovisuel ou cinématographique dans le champ du documentaire

Pré-requis : Avoir une pratique cinématographique et avoir déjà réalisé un ou plusieurs films. Avoir un projet de film documentaire en cours, quel que soit l’état d’avancement du projet

Effectif : 10 stagiaires maximum

OUVERTURE DES CANDIDATURES : prolongation jusqu’au 5 Janvier 2022 (date initiale : le 5 décembre 2021)

Dates de la formation :

  • Module 1 : du 6 au soir au 10 mars 2022 • soit 4,5 jours / 31 h 
  • Module 2 : le 11 mars, puis du 24 avril au soir au 6 mai 2022 • soit 11,5 jours / 86 h 
  • Module 3 : du 12 juin au soir au 17 juin 2022 • soit 5 jours / 36 h 

Durée totale : 21 jours, soit 153 heures de formation

Lieu : Mellionnec (22)

Prix de la formation : 6590 € TTC (Prix horaire : 43,07 € TTC)
Prise en charge possible du coût pédagogique par un OPCO (Afdas ou autre). Si vous n’avez actuellement pas de droit à la formation, d’autres dispositifs existent, se renseigner auprès de Films en Bretagne.
Remboursement possible de l’hébergement et des frais de repas par l’OPCO, sous conditions.

Évaluation des stagiaires : auto-évaluation à l’issue de la formation

Il est impératif de suivre la globalité du parcours de formation. Les personnes inscrites s’engagent ainsi à suivre ce cycle de 3 modules complémentaires.

 

MODALITES DE CANDIDATURE

Voici les éléments qui composent le dossier de candidature (seuls les dossiers complets seront étudiés) :

– Le dossier administratif complété (téléchargeable ici)

– Votre CV

– Une lettre d’intérêt pour la formation, expliquant en quoi cette action de formation répond à vos besoins à court et moyen terme

– Une présentation de votre film documentaire en cours (3 pages maximum)

– Un document word avec les liens web de tous matériaux permettant de mieux appréhender votre projet et votre dispositif filmique : inspirations, photos/dessins, images, rushs, sons…

 

CONTACT :

Les dossiers de candidatures sont à adresser avant le 5 janvier 2022 à :

Stéphanie COQUILLON • Coordinatrice pédagogique : stephaniecoquillon.formation[at]filmsenbretagne.org.

Les candidatures seront étudiées conjointement par Films en Bretagne et Ty Films.

N.B : Le processus de sélection pour cette action de formation n’est en aucun cas une évaluation des projets des candidats ou de leurs films, mais nous permet d’avoir une connaissance précise des besoins et des profils. L’appel à candidature est ouvert jusqu’au 5 janvier 2022 inclus. Chaque candidat·e recevra une réponse pour le 20 janvier 2022.

DÉROULEMENT DE LA FORMATION

Module 1

Filmer quand on est seul·e : apports théoriques

[Compétences transversales = tirer profit des apports théoriques dans le cadre de sa pratique]

Dates : du 6 au soir au 10 mars 2022 • soit 4,5 jours / 31 h 

Lieu : Mellionnec

OBJECTIF PÉDAGOGIQUE : DEVELOPPER ET APPROFONDIR SES CONNAISSANCES THEORIQUES POUR ENRICHIR SON PROJET DE FILM

Objectifs professionnels :

  • Connaître les fondements théoriques du cinéma documentaire en solo, sous le prisme de la caméra et du son.
  • Connaître l’histoire du « Filmer seul·e » et du « je » au cinéma
  • Savoir analyser un film documentaire du point de vue technique et artistique
  • Échanger avec un cinéaste et bénéficier de ses retours d’expériences

Méthode pédagogique :

  • Suivi individualisé de chaque stagiaire : accompagnement, entretiens individuels et collectifs
  • Apports théoriques et historiques appliqués à des cas concrets
  • Exercices pratiques d’analyse filmique
  • Retour sur expérience et partage de « bonnes pratiques »

Intervenant·es :

  • Intervenant·e Ty Films sur toute la durée du parcours visant à assurer la continuité des 3 modules au niveau pédagogique et suivi des stagiaires
  • THIERRY NOUEL, réalisateur, vidéaste, chef-monteur
  • DENIS GHEERBRANT, cinéaste : masterclass et échanges sur la pratique

La fabrique du commun

Au tout début des années 1990, Denis Gheerbrant a entamé un voyage, qui l’a conduit aux quatre coins du pays, à la rencontre de plusieurs femmes et hommes dont il fera le portrait. Ce qui le conduit vers ces personnes est moins important qu’engager un dialogue ou plus exactement d’établir une relation singulière avec eux. Denis est toujours à la caméra, il tourne en général seul, mais cette caméra qui cadre la personne filmée et enregistre le son n’est là, si l’on peut dire, que pour faire en sorte de garder une trace de cette relation. Contrairement à l’usage le plus courant où le filmeur reste des plus discrets, voire silencieux, forcément hors champ, il ne le sera pas au niveau sonore, car c’est un vrai dialogue qui va s’engager.

A ce titre, nous sommes très proches de ce qu’un Alain Cavalier avait réalisé lorsqu’il a tourné ses 24 portraits sortis en deux vagues, en 1987 et 1991. Dans les deux cas, le réalisateur nous invite – comme s’il nous représentait – à rencontrer des personnes dont la vie, le parcours, la situation nous aide à comprendre, autant qu’il est possible de le faire, ce qu’est de vivre dans une contrée, un espace social et aussi professionnel, et d’y être confronté. Ce qui se partage là est pour nous une manière à la fois des plus simple et des plus aigüe de saisir ce que sont ces existences plus ou moins loin de ce qu’est notre propre vie. En quelque sorte, de nous donner la possibilité de se décentrer de nous-mêmes.

C’est bien parce qu’il ne se cache pas derrière sa caméra que cette relation – qui est une relation de confiance – est possible, se donnant à entendre car c’est bien à cet endroit que ça se joue pour l’essentiel : une parole directe, qui manifeste l’intérêt porté à cet autre, le désir de comprendre.

Dans ce qu’il filme – nous sommes tout juste 10 ans avant l’an 2000 -, il est question de futur mais aussi de passé, d’un monde industriel disparu, et qui continuera à s’effondrer, de Bruay à Marseille, de Genève à Charleroi, dans ces paysages de banlieues, de terrils, d’usines qui se sont transformées en friches. Il s’agit pour Gheerbrant de saisir ce qu’il en reste, de redonner du sens à ces vies que tout a conduit à les rendre invisibles, et par la même de nous inviter à les reconnaître.

Mais c’est d’abord dans cette démarche qui consiste d’aller à leur rencontre que se trouve l’enjeu de son cinéma : retisser des liens qui furent rompus, manifester de la solidarité, recréer ce commun qui s’est perdu, essayer de transmettre ce qui fut l’essence d’un lieu, et des existences, dans ses dimensions sociales et intimes à la fois.

Un contrat entre filmeur et filmé

Deux séquences en sont l’illustration la plus lumineuse. L’ouverture donne d’emblée le ton de ce qu’est son cinéma. Il est au cœur d’une ville, filmant des rues, un carrefour, jusqu’à ce qu’il aperçoive dans le champ de sa caméra un homme sur le pas de sa porte qui va lui faire signe et lui fera un signe d’invitation. Gheerbrant va s’approcher, la conversation, car c’est de ce mode d’échange qu’il va s’agir dès ce moment, va se poursuivre dans le salon, où se racontera la vie d’un homme. Ou, plus loin dans le film, cette autre séquence où un homme va parler de son père, de sa propre vie, du devenir de l’usine sidérurgique, où il a travaillé toute sa vie.

Dans ces deux séquences comme dans les autres, il n’y a jamais ce qui relèverait d’une intrusion dans la vie des gens. Nous sommes là aux antipodes de ce qui procède d’un reportage de télévision. Cela a été souvent dit : ce qui est au cœur de cinéma de Gheerbrant, c’est la notion de contrat entre filmeur et filmé. Elle fonde sa manière de filmer et plus encore sa raison de filmer. Et nous spectateurs sommes inclus dans ce contrat qui se fonde d’abord et avant tout sur ce mot d’invitation porté par la personne filmée : il s’agit de son désir d’être à cette place, qui va bien plus loin qu’une simple acceptation. Désir qui rencontre celui du cinéaste et qui va être partagé avec nous spectateurs : il y a – osons le mot – comme un bonheur d’avoir pu ainsi rencontrer ces êtres singuliers, ces existences qui de loin semblaient banales, dénuées de tout intérêt, et de près nous révèlent la richesse d’une histoire, inscrite entre un passé et un devenir, et qui viennent percuter nos propres existences, en une forme de miroir où chacun va pouvoir s’y réfléchir.

Prenant conscience de nos vies, s’extraire de l’isolement produit par une vie âpre, et en s’adressant aux spectateurs potentiels, (re)trouver une place dans le monde. Le cinéma de Gheerbrant est en cela un art qui fabrique du commun, qui fait société. Et tous ses films qui vont suivre vont être portés par ces liens qu’il n’a cessé de construire entre les personnes filmées et nous spectateurs.

Georges Heck • Le lieu documentaire, Strasbourg
Ancien directeur de la Cinémathèque du Documentaire

Module 2

Filmer quand on est seul·e : technique image & son

[Compétences techniques = maîtriser et créer des outils – développer un savoir-faire]

Dates : le 11 mars, puis du 24 avril au soir au 6 mai 2022 • soit 11,5 jours / 86 h 

Lieu : Mellionnec

OBJECTIF PÉDAGOGIQUE : AFFIRMER SON DISPOSITIF DOCUMENTAIRE ET RENDRE SON PROJET PLUS AGILE

Objectifs professionnels :

  • Développer et consolider ses compétences techniques et son savoir-faire dans le domaine de la réalisation documentaire en configuration minimale image et son
  • Savoir utiliser son corps lors du tournage, maîtriser les positions corporelles spécifiques à son dispositif filmique, travailler sa posture
  • Être capable de choisir, d’utiliser et de mettre en place un dispositif filmique, en l’adaptant à chaque situation et environnement
  • Répondre aux problématiques rencontrées en situation de tournage, notamment liées au matériel utilisé
  • Identifier les forces et faiblesses de son projet documentaire et impulser/dynamiser le travail d’écriture

Méthode pédagogique :

  • Suivi individualisé de chaque stagiaire : accompagnement, entretiens individuels et collectifs
  • Apports théoriques et historiques appliqués à des cas concrets
  • Exercices pratiques et mises en situation In Situ (configuration tournage)
  • Retour sur expérience et partage de « bonnes pratiques »

Intervenante·s :

  • Un·e intervenant·e Ty Films sur toute la durée du parcours visant à assurer la continuité des 3 modules au niveau pédagogique et suivi des stagiaires
  • GUILLAUME KOZAKIEWIEZ, réalisateur, chef-opérateur
  • VALENTINE GELIN, cheffe opératrice de prise de son et monteuse son
  • Un·e intervenant·e en techniques corporelles
  • Un·e cinéaste : masterclass et échanges sur la pratique

Module 3

Défendre son dossier : convaincre !

[Valoriser ses compétences = développer son réseau professionnel et son public]

Dates : du 12 juin au soir au 16 juin 2022 et le jeudi 23 juin 2022 • soit 5 jours / 36 h

Lieu : Mellionnec

OBJECTIF PÉDAGOGIQUE : SAVOIR DETERMINER LA FORME TECHNIQUE ET ARTISTIQUE DE SON PROJET & SAVOIR DEFENDRE SON PROJET FACE A UN·E PRODUCTEUR·TRICE (PITCH)

Objectifs professionnels :

  • Maîtriser le cadre formel et les formats des dossiers de développement et de production
  • Travailler la forme de son dossier en formalisant le parti-pris technique et artistique du projet
  • Pitcher son projet pour convaincre (introduction au pitch)
  • Défendre et promouvoir son projet, solliciter les avis des professionnels
  • Développer et consolider son réseau professionnel

Méthode pédagogique :

  • Suivi individualisé de chaque stagiaire : accompagnement, entretiens et retours individuels et collectifs
  • Alternance de temps pratiques d’écriture et de retours individuels sur dossier
  • Mise en situation de pitch auprès d’un panel de producteur·trices d’envergure nationale et/ou internationale
  • Retour sur expérience et partage de « bonnes pratiques »

Intervenant·es  :

  • Franck Vialle, directeur de Films en Bretagne pour l’encadrement du module 3 et le suivi des stagiaires
  • Marie Dumora, cinéaste
  • Philippe Avril, producteur Les films de l’étranger
  • Un panel de producteur·trices et acteurs de la diffusion composé de Sidonie Garnier (La Clairière), Georges Heck (Le lieu documentaire), Emmanuelle Jacq (Mille et Une films), Emilie Morin (Comptoir du Doc), Sylvie Plunian (Les films de la Pluie), Martine Scoupe (productrice et distributrice indépendante)

Marie Dumora est scénariste, réalisatrice et directrice de la photographie.
Après des études de philosophie et de lettres modernes, elle travaille comme scripte et assistante. Elle commence son activité de réalisatrice de documentaires à la fin des années 1990. Elle tourne le plus souvent dans l’Est de la France où elle s’est créé un territoire de cinéma. Le personnage d’un film l’amène vers le suivant comme le ferait un fil d’Ariane, si bien qu’il n’est pas rare de le retrouver quelques années plus tard d’un film à l’autre dans ce qui est devenu une sorte de saga documentaire où l’intime relie à l’universel, au mythe, au romanesque et aux autres.

Ses films ont été sélectionnés ou récompensés dans de nombreux festivals, la Berlinale (ouverture Panorama), Cannes (programmation de l’ACID), La Viennale, Indie Lisboa, la Mostra du Festival International de Sao Paolo, Amiens, Madrid, Vilnius, le FID Marseille, Festival du réel, Entrevues Belfort…

Filmographie sélective : 
Loin de vous j’ai grandi
2020 – 102 min – production Les films du Bélier – distribution Epicentre films
Depuis longtemps, Nicolas se débrouille seul. Aujourd’hui il a 13 ans, aime l’histoire d’Ulysse, Jack London, et vit en foyer dans la vallée de la Bruche avec son ami Saef, arrivé lui, de loin, par la mer. Ensemble ils partent dans les bois écouter leur musique, ils parlent filles et mobylettes. Ou fuguent. Parfois, Nicolas retrouve sa mère pour un baptême, une virée à la fête foraine, une grenadine. Mais un jour il a quinze ans et l’avenir s’approche.
Prix et sélections : ACID Cannes 2020 • IDFA, Festival du film documentaire d’Amsterdam, Pays-Bas • Journées de Soleure, Suisse • Festival international du film documentaire de Munich, Allemagne • DOXA, festival du film documentaire de Vancouver, Canada • IndieLisboa film festival, Portugal • One World film festival, Prague, Tchéquie
Forbach Swing
2018 – 109 minutes – production Les productions Balthazar / 10:15 ! productions
À Forbach, dans le quartier manouche du Holveg dit « le trou », trois rues : la rue des coquelicots, la rue des azalées et la rue Stéphane Grappelli. Dans chaque maison et chaque caravane : un musicien. Les hommes y vivent de la musique avec bonheur et panache depuis la nuit des temps.
Prix et sélections : Cinéma du Réel 2019
Belinda
2017 – 107 minutes – production Gloria Films, Les Films d’Ici, Quark Production et Digital District – Distribution New Story
Belinda a 9 ans. Elle aime la neige, la glace pour glisser, plus encore sa sœur avec qui elle vit en foyer. On les sépare. Belinda a 15 ans. Pas du genre à vouloir travailler dans un magasin de chaussures, en mécanique à la rigueur. Belinda a 23 ans, elle aime de toutes ses forces Thierry, ses yeux bleus, son accent des Vosges. Elle veut se marier pour n’en être jamais séparée. Coûte que coûte.
Prix et sélections : Festival de Lussas • Escales Documentaires de la Rochelle • Berlinale, ouverture du Panaroma Dokumente • Indie Lisboa (Portugal) • Yerevan IFF (Arménie) • Transatlantyk FF, Lodz (Pologne)
Je ne voudrais aimer personne
2008 – 110 minutes – production Quark productions
Avec ses bottes blanches et ses 16 ans Sabrina marche vite. Elle arpente les routes qui la séparent des siens et ne peut compter que sur elle et son fils Nicolas, 10 mois. Elle trace pour garder son cap tandis que tout vacille autour d’elle. Un beau jour Sabrina décide de baptiser son fils comme pour mieux se protéger de l’ombre qui gagne.
Prix et sélections : Cinéma du Réel 2009 • Sortie en salles le 12 mai 2010
Tu n’es pas un ange
2000 – 64 minutes – Quark productions
La loi permet aux enfants abandonnés à la naissance de consulter le dossier de leurs origines. Dans les bureaux de l’Administration, deux fonctionnaires sont chargés d’organiser l’accès des demandeurs à leur dossier. C’est plus compliqué qu’il n’y paraît…
Prix et sélections : Mention spéciale Festival de Belfort • Mention spéciale prix IUFM Traces de vie • Meilleur documentaire « Filmer en Alsace »

De 1974 à 1981, Philippe Avril travaille comme journaliste et critique de cinéma.

En 1979, grâce au soutien de Paul Vecchiali, il tourne et produit son premier long-métrage, Estrasburgo de Chile, avec des exilées politiques chiliennes à Strasbourg. De 1983 à 1988, il dirige un travail de recherches et de documentation sur la mémoire des incorporés de force alsaciens avec Gisèle Rapp-Meichler et Marie-Michèle Cattelain (Les Malgré-nous en mémoire). Ce travail aboutit d’une part sur une série d’émissions radio sur Radio France Alsace, une série de trois émissions de télévision sur la chaîne régionale; L’Alsace prise de guerre, et de l’autre sur un ouvrage et une exposition-vidéo intitulée : Avant l’oubli.

En 1989, il fonde une première société de production cinématographique («Les Films de l’Observatoire») développant principalement des documentaires de création et se consacrant rapidement à des coproductions internationales (documentaires, longs métrages) pour le cinéma et la télévision, basée à Strasbourg et Paris.
Les premières coproductions internationales de Philippe Avril s’intéressent à des cinéastes d’Europe centrale et de l’est : Dušan Hának (Têtes de papier, 1994, Slovaquie), Petr Václav (Marian, 1996, République tchèque), Valdas Navasaitis(Kiemas 1999, Lituanie), Bakhtyiar Khudojnazarov (Luna Papa, 1999, Tadjikistan).


À partir de 1997, il explore des coproductions avec l’Asie : Park Kwang-su (The Uprising, 1997, Corée du Sud), Aoyama Shinji (Eureka, 2000, Japon), Garin Nugroho (A Poet, 2001, Indonésie), Sabiha Sumar (Khamosh Pani/Silent Waters, 2003, Pakistan), Vimukthi Jayasundara (La terre abandonnée, 2005, Sri Lanka, Entre deux mondes, 2009, Sri Lanka, Chatrak [Mushrooms], 2011, India, Dark in the White Light, 2015, Sri Lanka), Murali Nair(Ma chèvre chérie, 2010, Inde), Wang Bing (Le fossé, 2010, Chine), Pepe Diokno (Above The Clouds, 2014, Philippines) et Katsuya Tomita (Bangkok Nites, 2016, Japon).


Depuis les années 2000, il coproduit aussi des réalisateurs du Moyen Orient et d’Afrique : Monika Borgmann & Lokman Slim (Massaker, 2005, Tadmor, 2016, Liban), Haile Gerima (Teza, 2008, Ethiopie), Malek Bensmaïl (La Chine est encore loin, 2009, Algérie), Licínio Azevedo (Le train de sel et de sucre, 2016, Mozambique).
Ses coproductions françaises et européennes comprennent par ailleurs : En avant jeunesse ! (Juventude em Marcha), de Pedro Costa (Portugal, 2006), La Fine del Mare, de Nora Hoppe (Allemagne, 2006), Bienvenue à Bataville, de François Caillat (France, 2007), The Day Will Come, de Susanne Schneider (Allemagne, 2009), La fin du silence, de Roland Edzard (France, 2011), La cinquième saison, de Peter Brosens & Jessica Woodworth (Belgique, 2012), Left Foot Right Foot, de Germinal Roaux (Suisse, 2013) et Entre 10 et 12, de Peter Hoogendoorn (Pays-Bas, 2014).

Professeur à l’Université Marc Bloch (Strasbourg) de 2001 à 2009, intervenant régulièrement dans des ateliers et stages internationaux en France et en Europe, Philippe Avril a été le coordinateur national français du programme Media EAVE (European Audio-Visual Entrepreneurs) de 1997 à 2011. Il a créé en 2014 le Master Pro 2 de l’Université de Strasbourg intitulé: «Coproduction internationale d’œuvres audiovisuelles et cinématographiques», formation dont il dirige les études de 2014 à 2016. Il développe le projet d’un nouveau Master de Production sur 2 années, lancé en 2018.


COMPLÉMENTS AU PARCOURS

  • Temps collectif « La relation auteur-producteur », le 15 juin 2022
  • Webinaire « Les contrats et la rémunération des auteurs » (automne 2022)
  • Consultations individuelles Bourse Brouillon d’un rêve en partenariat avec la Scam (automne 2022)

CONTACT

Stéphanie COQUILLON • Coordinatrice pédagogique
stephaniecoquillon.formation[at]filmsenbretagne.org

tél : 09 81 92 72 78


Mise à jour le 31 janvier 2022

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