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Marie-Christine Courtès est l’auteur de deux documentaires réalisés à 8 ans d’intervalle. « Le Camp des oubliés » et « Mille jours à Saïgon » traitent chacun d’une part de l’histoire indochinoise peu fréquentée par le cinéma et la culture historique contemporaine (1). La réalisatrice poursuit sa quête avec « Sous tes doigts », dans une veine plus intimiste, et en relevant deux défis à la fois : passer à la fiction et à l’animation. Un challenge qu’elle relève haut la main puisque son court-métrage revient de Meknès avec pas moins de 3 prix, qu’il est sélectionné aux festivals Anima Mundi au Brésil, Euganea en Italie et au Short Shorts Film festival de Tokyo, et qu’il concourt à Cannes pour le prix Unifrance du meilleur court-métrage français. Récit d’une aventure initiatique à plusieurs escales. 

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À 46 ans, Marie-Christine Courtès est une jeune réalisatrice dans l’animation. D’abord journaliste et reporter d’images, elle passe du temps en Asie comme correspondante de presse pour une agence américaine, avant de rentrer en France et de décider de passer à autre chose après une dizaine d’années au service de l’information : « J’ai arrêté la caméra parce que j’avais des problèmes de dos, et le journalisme parce que j’en avais assez. Le métier ne correspondait plus du tout à ce qui m’avait motivée à m’y engager, cette course à l’audience ! Je ne trouvais pas les moyens de m’exprimer dans les créneaux du journalisme à la télévision, quel que soit le format. J’ai donc commencé à travailler sur des projets plus personnels et plus assumés. »

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Elle veut continuer à filmer le réel et choisit naturellement la forme du documentaire pour se réaliser : « J’ai été caméraman pendant des années et raconter des histoires en images me passionnait. J’avais aussi besoin d’exprimer des choses plus proches de moi et le documentaire me permettait de conserver ce contact avec le réel tout en me donnant la possibilité de creuser des sujets qui me tenaient à cœur. J’y ai certainement creusé les mêmes sillons que dans le documentaire ou la fiction aujourd’hui : des histoires où j’assume ma part de subjectivité. La réalisation est simplement un moyen d’être plus en accord avec ce qui me stimulait au départ, mais pour moi, il y a une continuité. »

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Au cœur de cette trajectoire, il y a le Vietnam, où Marie-Christine travaille à partir de 1995 pour des missions allant de quelques semaines à quelques mois. Cette expérience l’a marquée, et ses premières réalisations en sont toutes imprégnées : « Il se trouve que les projets qui ont abouti sont ceux ayant trait au Vietnam… Ce n’est sans doute pas un hasard ! Ils recoupent tout ce qui m’intéresse : des histoires de femmes fortes, un lien avec l’histoire de France et son passé colonial, et enfin mon histoire personnelle, même si elle n’a rien à voir avec la colonisation. Dans chacun de mes films, on peut sentir le poids de la grande histoire et ses répercussions sur l’histoire familiale, sa transmission de génération en génération. Ces thématiques pourraient très bien s’incarner dans d’autres lieux, à d’autres époques. Mais il est vrai que le Vietnam est très inspirant pour les auteurs comme pour les producteurs et les diffuseurs, et ce type d’images me parle vraiment. »

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Pour son passage à la fiction et à l’animation, Marie-Christine Courtès accepte une commande de Jean-François Le Corre, producteur chez Vivement Lundi ! qu’elle rencontre à l’issue d’une formation à la Fémis en 2006 (Archidocs). Le projet de long métrage qui les réunit alors n’a pas encore pu voir le jour – un docu-fiction en animation, intitulé Andrée Viollis, grand reporter – et Sous tes doigts devient pour la réalisatrice « un moyen de se former et d’acquérir une légitimité dans l’animation. » Elle dit avoir pris un grand plaisir à écrire pour l’animation : « On peut y créer des mondes et des univers très personnels, ça ouvre des possibilités de narration infinies. C’est vraiment jubilatoire de laisser libre cours à son imagination en sachant qu’on aura les moyens d’à peu près tout réaliser. »

Sous tes doigts est une manière de prolongement à différents degrés des deux documentaires que Marie-Christine a réalisés : on y retrouve des thématiques du Camp des oubliés et Marcelino Truong, personnage principal de Mille Jours à Saïgon, au générique. « Le sujet s’est imposé très vite : je désirais creuser le silence des femmes que j’avais filmées pour « Le Camp des oubliés » et tenter de le mettre en images. C’est pour cela que le court métrage est muet : je ne me suis pas autorisée à prononcer à leur place les mots qu’elles n’avaient pas pu dire. »

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Le développement du film a ensuite bénéficié d’une série de rencontres et de heureux hasards, et de l’excellence des artisans de l’animation engagés dans l’aventure par Vivement lundi !. « Il faut avoir de la chance, tomber sur les bonnes personnes et avoir la même vision du film dès le départ. Marcelino Truong a dessiné les premiers personnages à l’aquarelle. Puis nous nous sommes mis en quête de quelqu’un qui s’occuperait de toute la partie graphique du film. Jean-François m’a proposé de travailler avec Ludivine Berthouloux, une jeune graphiste diplômée de l’école Émile Cohl dont j’ai tout de suite aimé l’univers très construit, et qui est devenue la directrice artistique du film. Nous avons avancé en parallèle : je lui montrais des films ou des photos, je lui donnais les grandes lignes et elle me faisait des propositions. Je me suis beaucoup appuyée sur elle et sur son expérience dans l’animation. Nous étions très complémentaires. »

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À 26 ans, Ludivine Berthouloux est déjà une « ancienne » chez Vivement lundi !, qu’elle intègre en sortant de l’école : « J’y suis arrivée en octobre 2010 pour en repartir en août 2014. L’expérience de « Sous tes doigts » a été à la fois formatrice et très marquante pour moi : j’ai notamment appris à gérer le travail de chacun en plus du mien. La collaboration avec Marie-Christine s’est toujours très bien passée, nous partagions ce que nous savions et nous apprenions ensemble. C’était mon premier poste en tant qu’assistante à la réalisation ! Nous avons rapidement appris à nous écouter et à nous faire confiance. »

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Pour la musique, Marie-Christine prend contact avec Franck2Louise, dont elle apprécie le travail de composition en documentaire, « non illustratif et distancié ». Elle découvre alors qu’il vient du hip hop, et qu’il est également chorégraphe : « Dès le départ, j’avais envie que tout passe par les corps : la transmission, la colère et enfin l’acceptation. La danse m’est apparue comme un moyen de faire dialoguer les personnages en leur attribuant à chacun une danse différente. Je crois que pour la mère et la fille, la danse a pour rôle de repriser les accrocs du passé. Les corps des femmes de « Sous tes doigts » sont le réceptacle de leurs émotions et de celles de leurs ancêtres. Il est très difficile d’animer de la danse, et je tenais à travailler avec un chorégraphe qui serait là dès le début du projet. Frank2Louise a fait danser des danseuses contemporaines, que Ludivine a redessinées ensuite image par image, ce qui a permis de garder la qualité du mouvement, le tempo et les émotions de ces passages dansés. » Un parti pris fort qui n’a pu qu’enchanter la jeune directrice artistique : « Ce qui m’intéresse, c’est de donner vie aux personnages, de leur attribuer des émotions, de les faire bouger, etc. C’est même ce qui a ma préférence : l’animation rough, – c’est-à-dire en croquis-, du personnage, cette réflexion sur sa position dans le plan, les expressions de son visage, les mouvements et leur enchaînement. J’aime aussi travailler les textures – aquarelle et papier canson à grain en particulier – ce qui apporte des nuances, des formes, et des variations spécifiques. »

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Quant à la composition de la musique, elle s’est faite sur trois mois à temps plein, par des échanges quotidiens entre Frank2Louise et la réalisatrice. Elle ajoute que chacun s’est senti personnellement concerné par un aspect du film : Franck2Louise est d’une famille issue de l’immigration et a travaillé sur ces thématiques dans plusieurs de ses spectacles de hip hop. Ludivine, elle, a l’âge de la jeune fille. « J’ai mis chaque jour un peu plus de ma personne dans ce court-métrage et j’y suis très attachée », confie Ludivine. Et pour ce que le film aura fait vibrer en elle, elle répond très joliment : « C’est de faire mon possible pour faire vibrer les spectateurs en retour lors de la scène finale, la danse. La musique et les deux danseuses m’ont littéralement captivées, au point que c’est devenu un défi d’adapter la scène et d’en faire le « bouquet final » qui honorerait le magnifique travail du compositeur et des interprètes ! »

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Maintenant que Sous tes doigts est à flots et navigue vers le succès, faut-il s’attendre à de nouvelles variations sur le thème du Vietnam à l’avenir ? Marie-Christine n’en est pas certaine… pas absolument : « Ça peut resurgir à n’importe quel moment ! Je pensais que la source était tarie, mais il faut se méfier. Il suffirait que je retourne voir mes amis là-bas… Le documentaire sur Andrée Viollis comprend une séquence sur l’Indochine qui pourrait prendre de l’importance… » Ludivine, quant à elle, s’en est allée à Londres, deuxième étape après Rennes d’une carrière dans l’animation qu’elle espère voyageuse.

Gaell B. Lerays

(1) Dans « Le Camp des oubliés » en 2004, Marie-Christine Courtès levait le voile sur le scandale de camps qui accueillirent en France les réfugiés d’Indochine au moment de l’indépendance. Dans « Mille jours à Saïgon » en 2012, elle évoquait en complicité avec son personnage principal, l’illustrateur Marcelino Truong, les débuts de la guerre du Vietnam, pris dans le chiasme de deux écritures trouvant à s’accorder le temps d’un film, celle de la cinéaste et du dessinateur, jeu de miroir entre deux auteurs avançant de concert. 

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 « Sous tes doigts » est une coproduction Vivement Lundi ! / Novanima Productions avec la participation de France 2, de TVR, TyTélé, Tébéo, du CNC, de la Région Bretagne, de la Région Aquitaine, du Conseil général du Lot-et-Garonne, de la Communauté d’Agglomération du Grand Villeneuvois, de la Procirep et de l’Angoa.

Prix RTS du meilleur film d’animation francophone, Prix du jury Junior, Prix du Public, FICAM Meknès 2015

Prix 2D 3D Animations, Urban Film Festival 2015

Prix Festival Connexion, Saint-Paul-Trois-Châteaux 2015

Prix du public, 12 courts de minuit 2015

Prix du Jury, Chacun son courts 2015

Prix du public, Séquence court-métrage 2015

Prix de la liberté, Festival du Film Court de Villeurbanne 2015,

Prix du Meilleur Court-métrage, Festival du film de Sarlat 2015

Prix spécial du Jury, Cinanima Espinho 2015

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