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Au deuxième semestre 2014, huit web-séries sont produites, réalisées et diffusées sur la toile par de jeunes pousses du Pays nantais. Comment expliquer et reproduire ce miracle, se demandent les web-actifs ? Quels sont les intentions et l’avenir de ces nouveaux formats et cinéastes, s’interroge l’Institution ? Qu’est-ce qui explique ce phénomène en Pays de la Loire ? Autant de questions auxquelles la rédaction tente de répondre.

[/vc_column_text][mk_padding_divider size= »10″][mk_fancy_title tag_name= »h2″ style= »false » color= »#393836″ size= »14″ font_weight= »inherit » font_style= »inhert » letter_spacing= »0″ margin_top= »0″ margin_bottom= »18″ font_family= »none » align= »left »]Pas une, pas deux, pas trois mais huit  ![/mk_fancy_title][mk_padding_divider size= »10″][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″]

C’est un article du scénariste et bloggeur Joël BassagetNantes : nouveau creuset de la fiction numérique – qui nous a mis la puce à l’oreille. Il débute ainsi  : « Cette année, c’est la région nantaise qui a été le théâtre d’une véritable explosion de projets et de talents et en quelques mois les Pays de la Loire sont devenus l’un des terroirs les plus fertiles de la création numérique française. En 2014, une dizaine des web-séries françaises mises en diffusion ont été produites à Nantes ou dans ses environs, ce qui représente presque un quart des nouveaux titres de l’année. C’est plus que significatif. » Et série par série, Joël Bassaget raconte, commente et donne accès à des centaines de minutes de films. L’occasion de tomber dans une faille spatio-temporelle dont on ressort ragaillardis et au fait des préoccupations des créateurs qui ont choisi le web pour diffuser leur univers.

[/vc_column_text][mk_padding_divider size= »10″][mk_fancy_title tag_name= »h2″ style= »false » color= »#393836″ size= »14″ font_weight= »inherit » font_style= »inhert » letter_spacing= »0″ margin_top= »0″ margin_bottom= »18″ font_family= »none » align= »left »]Le regard de la Région Pays de la Loire sur ce phénomène[/mk_fancy_title][mk_padding_divider size= »10″][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″]

Le Conseil Régional des Pays de la Loire est-il partie prenante de l’aventure ? Guylaine Hass, responsable des aides au secteur Cinéma et audiovisuel, constate assez logiquement que les créateurs de demain se trouvent aussi sur le web et, «  pour cette raison, l’Institution se doit d’être attentive aux pratiques émergentes. Nous sommes en phase d’observation et le CNC nous incite aussi à l’être. Mais se pose la sempiternelle question du modèle économique pour les contenus multimédias. Et pour l’instant, il n’y en a pas. »

La réflexion autour de cette création audiovisuelle sur le web – déjà bien engagée partout en France depuis plusieurs années – bute toujours sur la problématique financière. Guylaine Hass souligne « les web-séries sont des initiatives isolées les unes des autres.  À Nantes, il y a un vivier de jeunes comédiens, de structures de production et d’associations en devenir. Beaucoup d’amateurs qui souhaitent se professionnaliser. Actuellement, nous sommes dans un entre-deux car il n’y a pas vraiment de dispositif spécifique pour accompagner ces créateurs. La Région Pays de la Loire n’a pas de programme d’aide dédié aux web-séries, mais ces projets peuvent être examinés par les comités existants. Nous recevons ainsi des demandes concernant des web-documentaires et des web-fictions. »

[/vc_column_text][mk_padding_divider size= »10″][mk_fancy_title tag_name= »h2″ style= »false » color= »#393836″ size= »14″ font_weight= »inherit » font_style= »inhert » letter_spacing= »0″ margin_top= »0″ margin_bottom= »18″ font_family= »none » align= »left »]Qui constitue ce vivier à Nantes  ?[/mk_fancy_title][mk_padding_divider size= »10″][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″]

Il s’agit en majorité de jeunes voire de très jeunes cinéastes ou étudiants. Le choix du web pour diffuser leurs premières créations se fait de manière évidente. Réalisées sans financements, ou presque, elles constituent une porte d’entrée vers un milieu professionnel où il est difficile de se faire une place. Les idées sont fraîches et l’amateurisme s’impose de fait mais l’envie est tenace et, surtout, collective.

Alexandre Laudrin est co-réalisateur de la web-série Dr Joy, et étudiant à l’école CinéCréatis de Nantes : « J’ai eu l’idée de cette série en cours de scénario. Avec mon ami et collaborateur Tony Girard, qui est graphiste, nous avions tous les deux des projets d’études à présenter. Dr Joy a été réalisé dans une intention professionnelle. Lorsque nous commencerons à démarcher des sociétés de production pour trouver du travail, notre série sera une belle expérience à faire valoir sur nos C.V. »

[/vc_column_text][mk_padding_divider size= »10″][mk_gallery images= »9131″ style= »grid » column= »1″ image_size= »full » height= »500″ hover_scenarios= »fadebox » item_spacing= »8″ margin_bottom= »20″ frame_style= »simple » disable_title= »false » image_quality= »1″ pagination= »false » count= »10″ pagination_style= »1″ order= »ASC » orderby= »date » item_id= »1422288299-54c665ab4e7db »][mk_button dimension= »three » corner_style= »pointed » size= »small » outline_skin= »dark » outline_active_color= »#ffffff » outline_hover_color= »#333333″ bg_color= »#a8dbcd » btn_hover_bg= »#252525″ text_color= »light » icon= »mk-li-view » icon_anim= »none » url= »http://www.dr-joy.fr/ » target= »_blank » align= »center » fullwidth= »true » button_custom_width= »0″ margin_top= »0″ margin_bottom= »15″]Accéder au site de la série[/mk_button][mk_padding_divider size= »10″][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″]

Beaucoup de ces professionnels en devenir voient leur avenir et celle de leur création dans des schémas professionnels « classiques » de réalisation, de production et de diffusion, commente Guylaine Hass : « En 2014, la Région a soutenu trois projets destinés à être diffusés sur le web : deux ont obtenu une aide au développement et un projet, une aide à la production. Notre mission est aussi de favoriser les rencontres entre les créateurs. Le Conseil Régional des Pays de la Loire est à l’écoute des producteurs régionaux s’intéressant à ces nouvelles pratiques et peut être amené à conseiller directement des créateurs, comme l’ont été récemment les réalisatrices de l’association Koalalumpur à l’origine de la web-série Si vous n’aimez pas… »

Réalisée par les clipeuses Joy Thomas et Paula Pérez, la série a pour thème l’amour entre femmes. Les réalisatrices s’inscrivent dans un courant contemporain, alliant un sujet sensuel et sensible à la liberté d’expression et à la créativité qu’offre le web. Elle a été produite avec 1 500 euros, et soutenue par les coups de main des proches et les moyens du bord. La première saison diffusée sur Youtube est une découverte croustillante.

[/vc_column_text][mk_padding_divider size= »10″][mk_gallery images= »9130″ style= »grid » column= »1″ image_size= »full » height= »500″ hover_scenarios= »fadebox » item_spacing= »8″ margin_bottom= »20″ frame_style= »simple » disable_title= »true » image_quality= »1″ pagination= »false » count= »10″ pagination_style= »1″ order= »ASC » orderby= »date » item_id= »1422284092-54c6553c0159e » collection_title= »Si vous n’aimez-pas la montagne © Koalalumpur »][mk_padding_divider size= »10″][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″]

« À l’origine, nous n’avions pas prévu de suite. Compte tenu des réactions et des sollicitations, nous nous sommes lancées dans l’aventure. Notre projet est actuellement examiné par la Région des Pays de la Loire et nous avons rencontré des producteurs comme Les films à Réaction. Nous sommes en train de créer une SCOP et souhaitons toujours agir sur le volet production pour nous ou d’autres projets. Nous avons cruellement besoin d’étoffer notre équipe technique… Un diffuseur local serait aussi indispensable », explique Joy Thomas.

Les filles de Koalalumpur sont portées par leur notoriété dans un cercle encore restreint mais qui ne demande qu’à s’ouvrir. Le 10 janvier dernier, les deux réalisatrices étaient invitées au festival All girls to the front à Lyon pour présenter leur série, sur grand écran cette fois.

[/vc_column_text][mk_padding_divider size= »10″][mk_fancy_title tag_name= »h2″ style= »false » color= »#393836″ size= »14″ font_weight= »inherit » font_style= »inhert » letter_spacing= »0″ margin_top= »0″ margin_bottom= »18″ font_family= »none » align= »left »]Mettre en avant les web-séries nantaises[/mk_fancy_title][mk_padding_divider size= »10″][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″]Le jeune producteur des Films à Réaction, Emile Trimoreau, propose de découvrir ces univers en accéléré via un teaser qui fait mouche  :[/vc_column_text][vc_video link= »http://youtu.be/1QhodUL8xdg »][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″]

« Nous avons chacun nos petits réseaux et nous voulions mutualiser nos forces pour obtenir plus de visibilité. Des rencontres informelles au cours des projections organisées par Court en Bar (projections et rencontres autour des formats courts au Bar du Coin à Nantes) nous ont permis de nous organiser un peu mieux. Le teaser a été réalisé en novembre 2014 avec l’intention de laisser à chacun un petit bout d’expression puis d’inviter le spectateur à découvrir toutes ces web-séries. À l’issue de ce premier rendez-vous collectif, Films à Réaction insiste sur la nécessité de développer une plateforme dédiée aux contenus fiction et documentaire sur le web en Pays de la Loire. »

[/vc_column_text][mk_padding_divider size= »10″][mk_fancy_title tag_name= »h2″ style= »false » color= »#393836″ size= »14″ font_weight= »inherit » font_style= »inhert » letter_spacing= »0″ margin_top= »0″ margin_bottom= »18″ font_family= »none » align= »left »]Exit le paradoxe de l’œuf et de la poule
[/mk_fancy_title][mk_padding_divider size= »10″][vc_column_text disable_pattern= »true » align= »left » margin_bottom= »0″]

La vitalité des créations nantaises diffusées sur le web prouve que ce réseau d’interconnexions internationales est aussi un média de proximité que chaque créateur peut utiliser à sa guise, partout en France. Mais cette liberté de diffusion ne suffit pas à donner une large visibilité à ces web-séries qui comptabilisent de 500 à 3 000 vues après 3 à 6 mois, en dépit de ce teaser collectif et d’un article bien ficelé sur Liberation.fr. Les réalisateurs de web-séries interrogés reconnaissent en effet que seuls quelques élus, dont ils ne font pas (encore) partie, récoltent un audimat significatif au regard des séries produites et diffusées par la télévision, mais que finalement l’intention de créer un objet à soi sur le web prime largement sur la course à l’audience.

Les fondateurs de l’association La société clissonnaise des films sonores à l’initiative de la web-série Gardiens se présentent comme « des professionnels de l’audiovisuel ou du théâtre. Notre passion initiale pour ce métier s’est trop souvent transformée en travail fastidieux. Au travers de la  « société Clissonnaise de films sonores », nous avons une volonté affirmée de renouer avec la pratique amateure du cinéma. Renouer avec la passion, l’envie simple, celle qui nous faisait faire des courts-métrages entre copains à 15 ans, ou monter des pièces dans le garage de nos parents… Nous avons envie de retrouver ce plaisir et de le faire partager ! Les moyens techniques actuels (Reflex numériques, ordinateurs) rendent possible la réalisation amateure de films de grande qualité, et l’essor des web-séries marque l’avènement d’un nouveau genre de passionnés, capables dorénavant de mettre en image ce qu’ils ont dans la tête et dans le cœur. »

Ceci-dit, cet engouement pour la fiction numérique en Pays nantais serait-il capable de se transformer en réel écosystème sur la toile  ? Si l’avenir d’une web-série se joue au-delà du web, sur écran de télévision ou de cinéma, comme le souhaitent les réalisatrices de Koalalumpur, ces initiatives isolées confirment que le web constitue bien un nouveau creuset pour la création audiovisuelle. Plus que dans n’importe quel média, le web est une tribune où se décrypte la nouveauté, s’observe la créativité, s’affirme la liberté d’expression.

L’enjeu consiste aujourd’hui à concevoir un système donnant accès à ces web-formats qui, pour l’heure, nous échappent, tout en encourageant le dynamisme des créateurs qui souhaitent se professionnaliser. C’est toute l’ambition des projets de plateforme qui voient le jour en France via les médias de service public – type Arte Creative ou Nouvosons – ou via des initiatives régionales comme la plateforme des Pays de la Loire ou le projet Breizh Creative pour la Région Bretagne.

Le fond de l’air numérique est chaud !

Pauline Burguin

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