La coproduction s’anime en régions

Du 15 au 20 juin, sous un soleil radieux, se tenait la 39ème édition du Festival International du Film d’Animation d’Annecy. Belle occasion de rencontrer, au bord du lac, dans les allées du MIFA ou bien attablés à l’ombre du Bistrot de Bonlieu, cinq producteurs venus des quatre coins de la France pour s’entretenir de coproduction inter-régionale.

PREMIERS PAS DANS LA COPRODUCTION

Luc Camilli – Xbo films – Toulouse : Au départ j’avais à l’esprit qu’il faut produire seul. J’avais observé ça, là où je me suis formé, dans le documentaire et la fiction, où les producteurs sont quand même très jaloux de leurs projets et partagent le moins possible. Ma première expérience de coproduction était avec Vivement Lundi ! pour Petits joueurs de Bruno Collet. On avait pris en charge une partie de la post-production avec un soutien régional un peu compliqué à obtenir. La Région Midi-Pyrénées est assez engagée sur le soutien de longs-métrages de fiction et téléfilms via l’accueil de tournage. En animation c’est plus délicat. Il n’y a pas cette culture de la coproduction, c’est plus souvent un soutien aux projets nés en Midi-Pyrénées. Du coup, ça a été plus difficile que de financer des projets que nous portions directement. Ensuite, il y a eu un projet avec Les films d’ici, Gabrielle, puis Lettres de femmes de Augusto Zanovello avec Pictor Media… J’ai vécu la coproduction de façon hyper positive dans la complémentarité que ça peut offrir.

Jean-François Le Corre – Vivement Lundi ! – Rennes : En 2003, j’ai suivi une formation à la production de documentaire, Eurodoc, dont le principe est de former les producteurs à la production internationale de documentaire et en particulier de créer un réseau de coproducteurs européens. Et tout ce que j’y ai appris, je l’ai plutôt investi dès 2004/2005 dans la coproduction d’animation sur du court métrage et de la petite série. Et puis il y a eu des rencontres déterminantes. Annecy a été très important pour ça. On y a rencontré les producteurs suisses de Nadasdy films en 2004. Ils sont un de nos partenaires fidèles depuis dix ans puisqu’on a fait avec eux des courts métrage, des petites séries, puis Dimitri de Agnès Lecreux.

Jean-Laurent Csinidis – Films de Force Majeure – Marseille : On a créé la société à Marseille en 2010. Jusqu’à présent FFM a coproduit à l’international, avec l’Allemagne, l’Autriche et les États-unis. On est volontiers à l’initiative de projets, ensuite nous cherchons les gens avec qui les réaliser, notamment parce que notre territoire a longtemps manqué de moyens techniques, même s’il rattrape de plus en plus son retard. C’est ainsi qu’on a produit Uncanny Valley de Paul Wenninger, en compétition cette année à Annecy. Le tournage, en stop-motion, s’est fait en Autriche et la post-production chez nous en PACA. Aujourd’hui, on cherche davantage à coproduire avec d’autres producteurs installés dans d’autres régions. Il s’agit, non seulement de lever un peu plus d’argent qu’en restant seul, mais surtout de bénéficier d’une expertise et d’un réseau complémentaires.

Jean-François Bigot et Camille Raulo – JPL films – Rennes : Dans le processus de production  d’un film, on part toujours de l’artistique. Il y a d’abord un projet qui nous plaît, un projet qui est artistiquement proche de notre ligne éditoriale, des sujets qu’on a envie d’aborder, de défendre etc. et ensuite on essaie de monter financièrement le projet. À  certain moment, en fonction du projet, on se dit qu’il peut être intéressant de travailler avec tel ou tel partenaire. On n’est jamais dans une volonté préméditée de faire une coproduction.
Néanmoins, la coproduction est également liée au format. Produire au niveau inter-régional et international est une obligation dans le long-métrage. Dans le cas de Louise en Hiver de Jean-François Laguionie, bien que nous ayons un nombre conséquent de partenaires français privés et publics, la coproduction avec le Canada s’est avérée indispensable tant sur le terrain de l’argent public que privé.

Les producteurs Luc Camilli, Jean-Laurent Csinidis, Jean-François Le Corre, Jean-François Bigot et Camille Raulo au Festival International du Film d’Animation d’Annecy 2015.

LA NAISSANCE D’UN COLLECTIF DE PRODUCTEURS

Jean-François Le Corre : Je trouve qu’il y a eu un personnage très important dans le paysage de la coproduction inter-régionale, c’est Arnaud Demuynck des Films du Nord. Parce qu’il est à la fois un producteur en région, implanté dans le Nord-Pas-de-Calais, et un producteur belge. En 2007, le film Le Pont de Vincent Bierrewaerts a été très emblématique de ce qu’on peut faire en coproduction inter-régionale et internationale. Arnaud cherchait un coproducteur capable de trouver de l’argent pour venir compléter le budget, mais qui soit éventuellement capable aussi de l’aider à fabriquer un projet en stop-motion. Ce qui a été exemplaire dans Le pont, c’est la capacité à lever des financements conjointement, tout en se partageant le travail pour l’optimiser. Les films du Nord était producteur majoritaire, nous étions coproducteur minoritaire français implanté en Bretagne, mais avec une place très importante dans le dispositif puisque la fabrication de marionnettes et l’intégralité du tournage ont eu lieu chez nous. Ensemble, nous avons pu réunir des financements nationaux en Belgique et en France et dans deux régions  : la Bretagne et le Nord-Pas-de-Calais.

Arnaud Demuynck : Je viens du court métrage associatif belge. J’ai créé Les Films du Nord à Lille Roubaix en novembre 1995, il y a vingt ans, puis deux ans plus tard, une société en Belgique, La Boite Productions. À l’origine, j’avais été accueilli à bras ouverts par ce qui s’appelle aujourd’hui Pictanovo, anciennement CRRAV. Je me sentais à l’époque moins bien accueilli au CNC où mes projets ne passaient jamais au sélectif, même les films portés par des auteurs français comme La femme papillon de Virginie Bourdin. J’étais alors peut être trop peu connu ? Je n’appartenais pas au sérail.
Mais être franco-belge m’a permis de coproduire entre les deux territoires, avec mes deux sociétés. Avec cette implantation sur deux pays, on peut dire que je suis né dans la coproduction.
Très vite j’ai senti le désir de travailler avec d’autres régions. J’ai commencé une coproduction avec Folimage à Valence, Vivement Lundi ! à Rennes, Sacrebleu et Je suis bien content à Paris, etc. Puis, assez vite, j’ai connu la plupart des producteurs de courts métrages d’animation en France et je me suis rendu compte qu’ils se connaissaient fort peu entre eux !
Moi je râlais que mes films d’auteurs, français, soient refusés au sélectif par le CNC alors qu’ils étaient pourtant financés par la Belgique. J’avais une part minoritaire française, surtout grâce au CRRAV. Et, plus tard, l’Aide au programme d’entreprise du CNC qui prend en considération des points d’excellence (points suivants des sélections en festivals, des ventes… ndlr), ne les comptait que proportionnellement aux parts françaises. Donc j’avais des films d’auteurs français financés surtout grâce à la Belgique et qui cartonnaient, mais qui ne valaient que très peu de points. Ça me rendait dingue ! En plus, le court métrage d’animation était à l’époque beaucoup moins chiffré que la fiction et ça je m’en rendais compte en travaillant avec mes collègues.

Un jour, j’ai proposé aux producteurs avec qui j’avais travaillé d’écrire ensemble au CNC pour demander, entre autres, un chiffrage plus cohérent avec les coûts des films et que les points puissent valoir à 100% dans le cas de coproduction. Ils ont tous signé. Le collectif des producteurs de courts métrages d’animation est né à cet instant-là, à Annecy. À partir de là, les producteurs de courts métrages d’animation ont commencé à se parler régulièrement et à envisager plus naturellement des coproductions. On a créé un Google groupe. Ce collectif a vraiment accéléré le processus de collaboration.
On est une quinzaine de producteurs de courts métrages d’animation dans ce collectif et je crois qu’on représente 80% de cette production en France. Le chiffrage est passé, trois ans après l’existence du collectif, de 45 000 € à 65 000€ de moyenne au CNC. Grâce au fait que le court métrage d’animation soit enfin représenté ! Et nous restons aujourd’hui actifs pour continuer à faire reconnaitre la spécificité de nos productions.

L’ANIMATION S’ÉPANOUIT-ELLE EN RÉGION ?

Jean-François Le Corre : L’animation est le genre qui se décentralise le plus. Une des raisons évidentes est économique, l’animation coûte structurellement très cher, donc avoir un studio à Paris, ce n’est tout simplement pas la bonne idée. Des pôles régionaux se sont développés autour d’entreprises, d’écoles ou d’événements professionnels à Angoulême (avec le pôle Magelis), à Valence (avec Folimage, TeamTo, Fargo et La Poudrière), à Toulouse (avec TAT, XBO et le Cartoon Forum) ou à Vendôme où Ciclic et la Région Centre vont amplifier leur soutien à l’animation avec l’inauguration d’une nouvelle résidence en septembre. D’autres régions comme l’Aquitaine ou l’Alsace, qui n’ont pas la même histoire ou le même tissu professionnel, tentent de développer leur secteur de l’animation.

Jean-Laurent Csinidis : En PACA, nous avons une très bonne école, Sup’infocom Arles, un prestataire de post-production efficace et adapté à l’animation, Planète Rouge, ou encore nos collègues de Gobi Studio, dont certains sont passés par le studio d’animation marseillais, Action Synthèse. Mais il semble que les étudiants aient tendance à partir directement à Paris, en Rhône Alpes ou ailleurs après leurs études. Le fonds d’aide à l’animation créé par la Région PACA est révélateur d’un genre encore sous-utilisé. Malgré tout son intérêt, les producteurs locaux ne s’en sont pas vraiment encore emparé. À Marseille, le travail porté notamment par la Ville de Marseille et Primi, notre pôle de compétitivité régional, est en train de déboucher sur la création d’un studio de Mocap (Motion capture) au Pôle Média de la Belle de Mai. Si le dispositif est suffisamment ouvert et accessible aux acteurs locaux, ça pourrait changer la donne.

EXPÉRIENCE ET TRANSMISSIONS

Jean-François Le Corre : On a des techniciens voire des créateurs de très grande qualité, reconnus internationalement. La transmission de savoirs a parfaitement fonctionné à Rennes. Il y a un écosystème qui s’est créé autour de l’animation volume. Par contre, comme il a longtemps été compliqué en France de faire autre chose que du court métrage en stop motion, je trouve que nous avons pris du retard dans la production de séries. Il a fallu du temps pour qu’on soit capable de faire signer un projet comme Dimitri à une chaîne de télévision.
Avec l’arrivée d’une structure comme AGM Factory à Rennes, on a un vrai partenaire pour le son. On manque encore de story-boarders, de scénaristes… Mais on se rend compte que dans d’autres régions les carences sont plus importantes. Le travail fait dans la durée en Bretagne donne des résultats tangibles.

Luc Camilli : On travaille à constituer un pool de techniciens et d’artistes capables de prendre en charge tous les aspects de la production. On sait que plus on élargit l’éventail de compétences, plus on peut s’inscrire en complémentarité d’un projet en fonction de ses besoins, en fonction du coproducteur et de ses spécialités. Chez Xbo films nous travaillons d’abord sur les techniques traditionnelles : marionnettes, décors, animation stop-motion ou papier découpé banc-titre. Le travail en numérique n’est pas de l’ordre de la 3D mais plus une application à l’animation traditionnelle. On cultive ce secteur et on veut continuer à s’y inscrire.

Jean-François Bigot et Camille Raulo : En ce moment, on coproduit Lupus un court métrage en peinture et volume de Carlos Gomez Salamanca avec deux jeunes sociétés de production, l’une française Ikki Films, l’autre colombienne Nocroma. Sur ce projet c’est Ikki Films qui est venue vers nous, d’abord parce que nous disposons de studios et des savoir-faire nécessaires à la réalisation de projets en volume et techniques traditionnelles mais aussi parce qu’il y a une vraie complicité artistique entre les trois sociétés. C’est un très beau projet  et on a cherché des financements pour pouvoir y participer. Coproduire un film comme Lupus a aussi un autre intérêt : la rencontre et l’échange des réalisateurs ou des professionnels qui viennent d’autres horizons, qui ont des approches de l’animation différentes. C’est enrichissant pour tout le monde, pour la société, pour les auteurs, comme pour les techniciens…

LA COPRODUCTION, PAS QUE DES AVANTAGES !

Jean-François Bigot et Camille Raulo : La coproduction multiplie les partenaires et de fait, peut générer des complications au niveau administratif, dans l’organisation des tournages… Et ça peut parfois occasionner des surcoûts, de réinstallation par exemple… Produire seul a donc aussi ses avantages !

Jean-François Le Corre : Certaines régions ont des critères d’éligibilités aux aides financières qui ne sont pas toujours compatibles ; certaines régions peuvent financer, mais manquent de techniciens qualifiés pour accueillir une part du travail… Le second point est important : si nous voulons développer la coproduction inter-régionale, il faut développer les compétences en régions. Or, toutes les régions n’ont pas d’école professionnelle ou de sociétés de production ayant permis de former puis de sédentariser des professionnels sur le territoire.
En comparaison, la coproduction internationale peut parfois paraître plus simple : les pays ont des dispositifs financiers différents qui imposent le plus souvent un partage du travail, mais la question du lieu d’implantation des techniciens ne se pose pas s’il a la nationalité du pays coproducteur.

Arnaud Demuynck : Le CNC nous a incités à aller chercher de l’argent ailleurs. Mais il ne faut pas oublier que multiplier les partenaires, et notamment sur plusieurs territoires, multiplie aussi le travail : plus de dossiers, plus de rendus de comptes, et de dépenses, en régie notamment. Il y a un vrai surcoût à la collaboration, et les partages d’équipes peuvent être parfois très compliqués. Si malgré les efforts faits pour ouvrir à d’autres partenaires, on reçoit moins d’argent du CNC, ça devient très difficile. Ce serait bien de mettre ça sur la table. Quels sont les freins ? Quels sont les encouragements  ? Quelle est la position du CNC  ? Comment elle a évolué et pourquoi ? La collaboration trans-régionale pose plein de questions. Si on a deux aides régionales, on a moins de soutien du CNC, du fait du plafonnement des aides publiques à 70% pour du court-métrage. C’est un des points réglementaires qui vont à l’encontre évidemment de la coproduction inter-régionale.

QUELLES AUTRES RESSOURCES QUE L’ARGENT PUBLIC ?

Jean-François Le Corre : Les télévisions, la Procirep un petit peu, les coproductions avec des prestataires techniques, la valorisation des apports producteur, plafonnée mais réelle sur le court métrage étant donné le temps de travail. Sur un court, le producteur se paye rarement, et quand il se paye, le salaire est symbolique. Personne n’est parfait, le studio que nous avons créé à Rennes, a une identité juridique différente de la société de production. Quand le budget du film ne permet pas de facturer l’intégralité de la prestation, le studio valorise son travail par un apport en prestation ou avec une part de coproduction.

Jean-François Bigot et Camille Raulo : C’est d’argent privé dont on a le plus besoin aujourd’hui. Par exemple, dans le cinéma, les différentes formes de mécénat sont peu développées. On manque sans doute de structures et d’une législation qui permettraient de recueillir des fonds plus facilement qu’aujourd’hui. Il y a probablement des incitations à imaginer : des déductions fiscales intéressantes mais d’autres contreparties sont sans doute envisageables. Dans le contexte actuel, c’est un champ à  explorer.
En Bretagne, la création du Breizh Film Fund, un fonds de dotation qui lève des fonds auprès d’entrepreneurs bretons, a pour ambition de créer une nouvelle dynamique liée à la création innovante et émergente du cinéma indépendant. Il s’agit là d’une initiative innovante et intéressante. Au niveau national, le développement des WebTV, par exemple, serait une excellente chose.

POLITIQUE PUBLIQUE et FUSION DES RÉGIONS

Jean-François Le Corre : Récemment, dans une réunion professionnelle, un cadre du CNC a dit : « les producteurs en région doivent apprendre à travailler à l’international avec leurs partenaires frontaliers. » Nous, en Bretagne, les partenaires frontaliers sont la Manche ou l’Atlantique ! Donc la production inter-régionale est presque une évidence ! Certaines géographies facilitent la coproduction inter-régionale ou l’imposent. Là où d’autres ont la possibilité de travailler en coproduction transfrontalière.
L’année dernière, avec Tempête sur anorak de Paul Cabon, on a vécu une situation un peu particulière. Pour la première fois depuis la création de la société, on a produit un film avec une télévision nationale, Canal +, et deux régions, la Bretagne et la Région Centre. Et aucun soutien du CNC. C’est un cas intéressant à une heure où l’on entend beaucoup parler de contrat d’objectifs et de moyens des télévisions dans les régions. Si des régions s’engagent dans de tels COM, sera-t-il possible de produire certains films avec une coproduction inter-régionale complétée par un pré-achat de chaîne locale ?

En Bretagne, les chaînes locales apportent 5 000 € en numéraire sur les projets. C’est très important parce que c’est un vrai achat. Supérieur à ce que proposent certaines chaines thématiques nationales. Même le CNC était surpris, la première fois, qu’on leur a dit qu’on avait cette somme avec les TV locales. Si le diffuseur national reste fondamental dans un plan de financement, l’apport d’une chaîne locale est bienvenu. C’est important par rapport au plafonnement du soutien public.

Arnaud Demuynck : Le CNC a vocation d’être à l’écoute de la profession et de trouver des solutions ensemble. Le service création du CNC nous annonce une baisse de 8% de budget au CNC l’année prochaine… On verra comment ça influe sur le chiffrage et le nombre de films aidés. Une nouvelle réflexion est en cours pour l’Aide au programme d’entreprise, partagée entre le CNC, le SPI et notre collectif. Parions sur l’intelligence collective pour faire avancer notre profession.

Jean-François Le Corre : Aujourd’hui, il faut encore réfléchir à comment associer deux régions voire trois sur un même projet, se partager le travail, travailler ensemble. Faire aussi en sorte que les différentes régions l’acceptent. Par exemple, dans le cadre d’un projet avec plusieurs régions, par rapport au dispositif 1 € pour 2 € (qui permet un abondement des fonds d’aide régionaux par le CNC, ndlr), quelle région bénéficie de l’argent du CNC ? Ça serait intéressant d’en parler aussi avec les responsables de fonds d’aide.

Luc Camilli : En Région Midi-Pyrénées, le volet industriel n’est pas du tout assumé. Le comité de lecture semble refuser de prendre ça en considération et sans doute que les consignes qui lui sont données ne vont pas non plus dans ce sens. Il y a des écarts importants de montants de soutien, en série, en court métrage, en développement. Ça devient compliqué de faire valoir l’apport régional, qu’on pourrait apporter dans la coproduction.
Avec la fusion Languedoc Roussillon/Midi Pyrénées, toutes les cartes vont être rebattues, ça va impacter le soutien à la filière et son organisation. C’est une occasion pour ne plus envisager les projets d’animation comme purement locaux, mais d’intégrer la coproduction comme une donnée forte. Dans le contexte actuel de difficultés de financement, les régions aussi doivent pouvoir travailler ensemble. Ça fait longtemps qu’elles discutent et essaient d’harmoniser leur politique de soutien mais je pense que c’est important que ce soit plus poussé.

Propos recueillis par Emmanuelle Gorgiard
Photos de Jean-Marc Ogier

Image de Une extraite de l’affiche 2015 du Festival International du Film d’Animation d’Annecy réalisée par Regina Pessoa.

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