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La 20e édition de la Fête du cinéma d’animation aura lieu du 13 au 31 octobre 2021 partout en France et à l’international ! Prenez date !

Professionnels de l’action culturelle et programmateurs, l’AFCA vous convie à une présentation de la prochaine édition de la Fête en visio-conférence sur les actions menées sur le territoire français !

Elle sera l’occasion de vous présenter la thématique principale, les longs métrages, programmes de courts métrages et expositions proposés à tarif préférentiel, le dispositif de soutien aux rencontres autour des projections d’œuvres labelisées, et toutes les informations relatives à l’organisation de vos événements ainsi qu’à l’accompagnement par l’AFCA.

MARDI 11 MAI de 10h à 12h

Inscrivez vous !

Documentaire de Christophe François produit par Aligal Production & France Télévisions

Plus de 70 ans après la fin de la seconde guerre mondiale, les blockhaus sont toujours présents sur nos côtes, dans les villes et les campagnes ou dans nos esprits. Certains sont visibles, d’autres, oubliés, sommeillent sous une école ou sous la terre, d’autres encore vacillent, s’écroulent au bas de la falaise ou glissent au milieu de la plage avant de finir sous la mer, un jour.

Quelques personnes ayant passé leur enfance à côtoyer les blockhaus ont trouvé le moyen, une fois adultes, de revenir vers ces objets devenus ‘cultes’pour eux, et de s’en occuper, à titre amateur ou professionnel.

Aucune nostalgie de la guerre ou des régimes de l’époque, ils sont simplement sensibles à ces blocs de béton chargés d’histoire et leur trouvent un intérêt sans fin.

La célèbre série bretonne revient, dès le 17 mai sur France 3 Bretagne, à partir du 12 mai 2021 sur france.tv et le 21 mai 2021 sur les chaînes locales!
FIN AR BED saison 2 de Nicolas Leborgne, d’après une idée originale d’Etienne Strubel et Nicolas Leborgne est intégralement produite et réalisée en Bretagne par Lyo Production et Tita Productions en coproduction avec France 3 Bretagne, Tébéo, TébéSud, TVR et Brezhoweb.

 Deux épisodes de 45 minutes

Après avoir perdu son emploi, Marie vit seule, coincée dans une routine sans intérêt. Elle est contactée par Anne, la mère de son meilleur ami Klet. Cet homme avait embarqué, par le passé, Marie dans une histoire dangereuse. Elle apprend qu’il est en fuite et en danger de mort. Les deux femmes partent alors à sa recherche. Mais Marie va rapidement se rendre compte que le danger ne vient pas de là où elle l’aurait imaginé.
Avec : Nolwenn Korbell, Kaou Langoët, Blaithin Allain, Justine Morvan

En savoir +

Après 10 ans de procédure et à l’issue du procès hors-norme de « L’affaire Mediator »,  le documentaire inédit sur Irène Frachon, « celle par qui le scandale est arrivé », réalisé par Anne Richard, est diffusé :

  • Lundi 26 avril à 22h50 dans La France en Vrai sur France 3 Bretagne
  • Jeudi 29 avril à 22h30 dans La Ligne bleue sur France 3
  • Jeuid 6 mai à 21h sur TVR, Tébéo&Tébésud

IRENE FRACHON, DROIT AU CŒUR
Documentaire réalisé par Anne Richard
Produit par Olivier Bourbeillon – Paris Brest Productions
avec la participation de France Télévisions / France 3 Bretagne.
Durée : 60 min.

« Cela fait dix ans qu’Irène Frachon l’attend : ce moment où face à la mer, elle pourrait se satisfaire du délibéré des juges dans le procès hors norme dit « du Mediator ». Le Docteur Irène Frachon, pneumologue à l’hôpital de Brest, est « celle par qui le scandale est arrivé ». Celle qui a lancé l’alerte de ce médicament nocif devant les autorités pour le faire interdire, l’a relayée dans les médias pour en faire une affaire, puis portée jusque devant les tribunaux. Cela fait dix ans qu’elle l’attend. Et quelque part moi aussi. Depuis que j’ai commencé à la filmer, à l’été 2010 à Brest, alors seule dans son combat. La vérité judiciaire pourrait-elle en proposer une fin ? »

Quelques mots d’Anne Richard, la réalisatrice
« J’ai été la première réalisatrice à m’intéresser à elle, tandis que le sous-titre de son livre Mediator 150 mg- Combien de morts ? venait d’être censuré par la justice, à la demande des laboratoires Servier.

Eté 2010 à Brest. Une femme en colère, mais calme. Des phrases fortes, mais simples. Une empêcheuse de tourner en rond sans en avoir l’air avec sa croix protestante et son chignon. C’était ma première image d’elle, face au public de la librairie Dialogues venue la soutenir.

Au bout d’un an de tournage entre Paris et Brest, Irène avait fait éclater le scandale. Pendant ses 33 ans de commercialisation, 5 millions de Français avaient consommé du Mediator, presque 2000 en étaient mortes, et beaucoup d’autres dont on ignorait le chiffre avaient été atteintes par de graves lésions cardiaques. On accusait les agences de santé d’avoir été insensibles aux alertes, et les laboratoires Servier d’avoir trompé sur la nature du médicament dans le seul but de faire du chiffre. Journaliste, j’en ai tiré un premier documentaire L’affaire Mediator, qui racontait son combat avec Charles Joseph-Oudin, un jeune avocat de 28 ans etGérard Bapt, député et vieux connaisseur des affaires de santé publique.

Je n’ai cessé de la filmer ensuite. Irène est devenue une héroïne aux yeux des médias, la lanceuse d’alerte la plus célèbre de notre pays. Mais l’affaire sur son volet judiciaire ne faisait que commencer : enquête préliminaires, mises en examen, instruction, contestation des procédures… Pour voir advenir sa vérité, il fallait attendre. Constater le décès du principal accusé Jacques Servier, fondateur des Laboratoires Servier, à l’âge de 90 ans, voir mourir des victimes que j’avais filmées au tout début du scandale, voir l’état de santé des autres se dégrader. Attendre encore.

Septembre 2019, le procès pénal s’ouvre enfin. C’est un procès hors norme prévu à l’origine pour six mois, aux 25 prévenus, 110 audiences, plus de 6500 victimes parmi les parties civiles, le plus long de l’histoire judiciaire française après le procès Marcel Papon. Pour Irène, c’est aussi celui de la criminalité à « col blanc » qu’elle dénonce sans discontinuer depuis dix ans dans l’industrie pharmaceutique.

Montée à la capitale depuis Brest, déterminée comme jamais, la colère intacte, elle prend congé de son hôpital 4 jours par semaine pour assister aux audiences. Le verbe haut devant les caméras à l’ouverture, elle décide ensuite de ne plus parler à la presse pour ne pas interférer avec la justice des prétoires. Elle se concentre sur son rôle de témoin, je suis la seule à documenter ses pas dans les coulisses de ce procès et ses allers retours entre Paris et ses consultations à Brest. La pause mondiale imposée par le COVID accroit encore l’attente. Mais Irène y croit, elle a confiance.

Au tout début de ma rencontre avec Irène Frachon, je me questionnais sans cesse sur la réalité de l’affaire, les faits, rien que les faits. Au fur et à mesure des années, je ne doutais plus qu’il y avait une affaire. Je me mettais dans les pas plus intimes d’Irène, mais je continuais à m’interroger sur la capacité de nos institutions à prendre le relai. Je continuais de filmer l’obsession d’Irène, celle qui ronge, qui absorbe plus de 10 ans d’une vie. Cet acharnement qu’il faut savoir entretenir pour renouveler la patience et l’espoir. Secrètement, j’attendais moi qu’une vérité judiciaire advienne pour voir si l’obsession d’Irène pourrait enfin trouver une fin ».

Diffusion sur France 2 (et en replay sur www.francetv.fr) de L’homme qui cherchait son fils, film documentaire de Delphine Deloget et Stéphane Correa produit par Quark Productions et Aligal Production

avec la participation de France TélévisionsRégion BretagneCNC.

2021 / 76 min.

Il y a 10 ans, Wu a perdu son fils. L’enfant avait un an. Il a été kidnappé en pleine nuit. Persuadé que son fils a été vendu à une autre famille, Wu espère toujours le retrouver. A vélo, Wu parcourt la chine défiant sans relâche l’indifférence et l’inaction de la société et des autorités chinoises.

Bienvenue à la CPAM 3.0, documentaire de Grégory Nieuviarts.

Les mutations numériques en cours dans notre société transforment le visage de notre sécurité sociale. Que ce soit au service courrier, dans le service des fraudes ou au cœur de la direction, le numérique impose de nouvelles pratiques au sein de l’Assurance Maladie.
La disparition de services, la dématérialisation des liens entre les assuré·es et les caisses sont devenues la norme. Ainsi, la recherche d’efficience et de performance viennent questionner les valeurs fondatrices de cette institution.
Quels impacts aura le tout-numérique dans le devenir de notre système de santé ? La dématérialisation de nos administrations est en marche, à l’image de ce qui se joue dans notre société.
Bienvenue à la CPAM 3.0 rend compte de ce virage numérique, là où l’assuré·e devient une donnée et où l’outil informatique se substitue aux salarié·es. Tourné en immersion au sein de la tour de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie d’Ille-et-Vilaine, ce film va à la rencontre de celles et ceux qui vivent cette mutation en cours.

Coproduction : Les Films de l’Autre Côté / France 3 Bretagne
avec le soutien de la Région Bretagne, de Tébéo-Tébésud et du Centre national de la cinématographie.

Diffusion sur TVR, Tébéo&Tébésud du documentaire de Yannick Charles La part des singes produit par Carrément à l’Ouest
2021 / 55′

C’est une histoire de capitaines courageux à la barre de bateaux de Lorient et d’ailleurs. Patrons aux expériences multiples, ce sont des figures de solitaire, de sang froid et de joueur. A travers leurs mots et leurs yeux, on plonge dans un quotidien à part et dans un autre monde : celui de la haute mer avec ses incertitudes et ses émotions. C’est un des rares métiers de contact direct entre l’homme et la nature, avec ses beautés et ses dangers.

Image : Fabrice Richard.
Son : Pierre Albert Vivet.
Montage image : Philippe Guilloux.
Montage son et mixage : Fred Hamelin.
Etalonnage : Jean-Philippe Le Jeune.

Musique : Next Quartet.

> Voir la Bande annonce

*TVR (Canal 35 sur la TNT – Canal 30 sur Orange, Freebox et BBox – Canal 95 sur Numéricable)www.tvr.bzh
Tébéo
(Canal 31 de la TNT – chaîne 95 sur Numéricable, 246 sur Orange)www.tebeo.bzh
Tébésud
(Canal 33 de la TNT – Canal 30 des BOX TV (la mosaïque des chaînes Locales)) –  www.tebesud.bzh

Après 10 ans de procédure et à l’issue du procès hors-norme de « L’affaire Mediator »,  France 3 Bretagne et France 3 proposent un documentaire inédit sur Irène Frachon, « celle par qui le scandale est arrivé », réalisé par Anne Richard :

  • Lundi 26 avril à 22.50 dans La France en Vrai sur France 3 Bretagne
  • Jeudi 29 avril à 22.30 dans La Ligne bleue sur France 3

IRENE FRACHON, DROIT AU CŒUR
Documentaire réalisé par Anne Richard
Produit par Olivier Bourbeillon – Paris Brest Productions
avec la participation de France Télévisions / France 3 Bretagne.
Durée : 60 min.

« Cela fait dix ans qu’Irène Frachon l’attend : ce moment où face à la mer, elle pourrait se satisfaire du délibéré des juges dans le procès hors norme dit « du Mediator ». Le Docteur Irène Frachon, pneumologue à l’hôpital de Brest, est « celle par qui le scandale est arrivé ». Celle qui a lancé l’alerte de ce médicament nocif devant les autorités pour le faire interdire, l’a relayée dans les médias pour en faire une affaire, puis portée jusque devant les tribunaux. Cela fait dix ans qu’elle l’attend. Et quelque part moi aussi. Depuis que j’ai commencé à la filmer, à l’été 2010 à Brest, alors seule dans son combat. La vérité judiciaire pourrait-elle en proposer une fin ? »

Quelques mots d’Anne Richard, la réalisatrice
« J’ai été la première réalisatrice à m’intéresser à elle, tandis que le sous-titre de son livre Mediator 150 mg- Combien de morts ? venait d’être censuré par la justice, à la demande des laboratoires Servier.

Eté 2010 à Brest. Une femme en colère, mais calme. Des phrases fortes, mais simples. Une empêcheuse de tourner en rond sans en avoir l’air avec sa croix protestante et son chignon. C’était ma première image d’elle, face au public de la librairie Dialogues venue la soutenir.

Au bout d’un an de tournage entre Paris et Brest, Irène avait fait éclater le scandale. Pendant ses 33 ans de commercialisation, 5 millions de Français avaient consommé du Mediator, presque 2000 en étaient mortes, et beaucoup d’autres dont on ignorait le chiffre avaient été atteintes par de graves lésions cardiaques. On accusait les agences de santé d’avoir été insensibles aux alertes, et les laboratoires Servier d’avoir trompé sur la nature du médicament dans le seul but de faire du chiffre. Journaliste, j’en ai tiré un premier documentaire L’affaire Mediator, qui racontait son combat avec Charles Joseph-Oudin, un jeune avocat de 28 ans etGérard Bapt, député et vieux connaisseur des affaires de santé publique.

Je n’ai cessé de la filmer ensuite. Irène est devenue une héroïne aux yeux des médias, la lanceuse d’alerte la plus célèbre de notre pays. Mais l’affaire sur son volet judiciaire ne faisait que commencer : enquête préliminaires, mises en examen, instruction, contestation des procédures… Pour voir advenir sa vérité, il fallait attendre. Constater le décès du principal accusé Jacques Servier, fondateur des Laboratoires Servier, à l’âge de 90 ans, voir mourir des victimes que j’avais filmées au tout début du scandale, voir l’état de santé des autres se dégrader. Attendre encore.

Septembre 2019, le procès pénal s’ouvre enfin. C’est un procès hors norme prévu à l’origine pour six mois, aux 25 prévenus, 110 audiences, plus de 6500 victimes parmi les parties civiles, le plus long de l’histoire judiciaire française après le procès Marcel Papon. Pour Irène, c’est aussi celui de la criminalité à « col blanc » qu’elle dénonce sans discontinuer depuis dix ans dans l’industrie pharmaceutique.

Montée à la capitale depuis Brest, déterminée comme jamais, la colère intacte, elle prend congé de son hôpital 4 jours par semaine pour assister aux audiences. Le verbe haut devant les caméras à l’ouverture, elle décide ensuite de ne plus parler à la presse pour ne pas interférer avec la justice des prétoires. Elle se concentre sur son rôle de témoin, je suis la seule à documenter ses pas dans les coulisses de ce procès et ses allers retours entre Paris et ses consultations à Brest. La pause mondiale imposée par le COVID accroit encore l’attente. Mais Irène y croit, elle a confiance.

Au tout début de ma rencontre avec Irène Frachon, je me questionnais sans cesse sur la réalité de l’affaire, les faits, rien que les faits. Au fur et à mesure des années, je ne doutais plus qu’il y avait une affaire. Je me mettais dans les pas plus intimes d’Irène, mais je continuais à m’interroger sur la capacité de nos institutions à prendre le relai. Je continuais de filmer l’obsession d’Irène, celle qui ronge, qui absorbe plus de 10 ans d’une vie. Cet acharnement qu’il faut savoir entretenir pour renouveler la patience et l’espoir. Secrètement, j’attendais moi qu’une vérité judiciaire advienne pour voir si l’obsession d’Irène pourrait enfin trouver une fin ».

Après 10 ans de procédure et à l’issue du procès hors-norme de « L’affaire Mediator »,  France 3 Bretagne et France 3 proposent un documentaire inédit sur Irène Frachon, « celle par qui le scandale est arrivé », réalisé par Anne Richard :

  • Lundi 26 avril à 22.50 dans La France en Vrai sur France 3 Bretagne
  • Jeudi 29 avril à 22.30 dans La Ligne bleue sur France 3

IRENE FRACHON, DROIT AU CŒUR
Documentaire réalisé par Anne Richard
Produit par Olivier Bourbeillon – Paris Brest Productions
avec la participation de France Télévisions / France 3 Bretagne.
Durée : 60 min.

« Cela fait dix ans qu’Irène Frachon l’attend : ce moment où face à la mer, elle pourrait se satisfaire du délibéré des juges dans le procès hors norme dit « du Mediator ». Le Docteur Irène Frachon, pneumologue à l’hôpital de Brest, est « celle par qui le scandale est arrivé ». Celle qui a lancé l’alerte de ce médicament nocif devant les autorités pour le faire interdire, l’a relayée dans les médias pour en faire une affaire, puis portée jusque devant les tribunaux. Cela fait dix ans qu’elle l’attend. Et quelque part moi aussi. Depuis que j’ai commencé à la filmer, à l’été 2010 à Brest, alors seule dans son combat. La vérité judiciaire pourrait-elle en proposer une fin ? »

Quelques mots d’Anne Richard, la réalisatrice
« J’ai été la première réalisatrice à m’intéresser à elle, tandis que le sous-titre de son livre Mediator 150 mg- Combien de morts ? venait d’être censuré par la justice, à la demande des laboratoires Servier.

Eté 2010 à Brest. Une femme en colère, mais calme. Des phrases fortes, mais simples. Une empêcheuse de tourner en rond sans en avoir l’air avec sa croix protestante et son chignon. C’était ma première image d’elle, face au public de la librairie Dialogues venue la soutenir.

Au bout d’un an de tournage entre Paris et Brest, Irène avait fait éclater le scandale. Pendant ses 33 ans de commercialisation, 5 millions de Français avaient consommé du Mediator, presque 2000 en étaient mortes, et beaucoup d’autres dont on ignorait le chiffre avaient été atteintes par de graves lésions cardiaques. On accusait les agences de santé d’avoir été insensibles aux alertes, et les laboratoires Servier d’avoir trompé sur la nature du médicament dans le seul but de faire du chiffre. Journaliste, j’en ai tiré un premier documentaire L’affaire Mediator, qui racontait son combat avec Charles Joseph-Oudin, un jeune avocat de 28 ans etGérard Bapt, député et vieux connaisseur des affaires de santé publique.

Je n’ai cessé de la filmer ensuite. Irène est devenue une héroïne aux yeux des médias, la lanceuse d’alerte la plus célèbre de notre pays. Mais l’affaire sur son volet judiciaire ne faisait que commencer : enquête préliminaires, mises en examen, instruction, contestation des procédures… Pour voir advenir sa vérité, il fallait attendre. Constater le décès du principal accusé Jacques Servier, fondateur des Laboratoires Servier, à l’âge de 90 ans, voir mourir des victimes que j’avais filmées au tout début du scandale, voir l’état de santé des autres se dégrader. Attendre encore.

Septembre 2019, le procès pénal s’ouvre enfin. C’est un procès hors norme prévu à l’origine pour six mois, aux 25 prévenus, 110 audiences, plus de 6500 victimes parmi les parties civiles, le plus long de l’histoire judiciaire française après le procès Marcel Papon. Pour Irène, c’est aussi celui de la criminalité à « col blanc » qu’elle dénonce sans discontinuer depuis dix ans dans l’industrie pharmaceutique.

Montée à la capitale depuis Brest, déterminée comme jamais, la colère intacte, elle prend congé de son hôpital 4 jours par semaine pour assister aux audiences. Le verbe haut devant les caméras à l’ouverture, elle décide ensuite de ne plus parler à la presse pour ne pas interférer avec la justice des prétoires. Elle se concentre sur son rôle de témoin, je suis la seule à documenter ses pas dans les coulisses de ce procès et ses allers retours entre Paris et ses consultations à Brest. La pause mondiale imposée par le COVID accroit encore l’attente. Mais Irène y croit, elle a confiance.

Au tout début de ma rencontre avec Irène Frachon, je me questionnais sans cesse sur la réalité de l’affaire, les faits, rien que les faits. Au fur et à mesure des années, je ne doutais plus qu’il y avait une affaire. Je me mettais dans les pas plus intimes d’Irène, mais je continuais à m’interroger sur la capacité de nos institutions à prendre le relai. Je continuais de filmer l’obsession d’Irène, celle qui ronge, qui absorbe plus de 10 ans d’une vie. Cet acharnement qu’il faut savoir entretenir pour renouveler la patience et l’espoir. Secrètement, j’attendais moi qu’une vérité judiciaire advienne pour voir si l’obsession d’Irène pourrait enfin trouver une fin ».

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