L’annuaire des adhérent·es
Mina
Bouvier-Grandin
Autrice réalisatrice

Métier(s) (catégories) :
Collège (Films en Bretagne) :
J’ai depuis très jeune un appétit dévorant pour le cinéma sous toutes ses formes. Une découverte centrale pour moi fut le cinéma d’animation en stop-motion, dont les méthodes de fabrication m’ont permis de comprendre le processus de création d’un film. J’ai aussi développé un amour immodéré pour le cinéma de genre et tout ce qui touche à l’imaginaire. Mon parcours de vie et mon rapport au cinéma sont donc étroitement liés.
Pour autant, chez moi, ce rapport possède une dimension intime supplémentaire : atteint d’un fort trouble dyslexique qui a rendu pendant très longtemps mon rapport à l’écriture très compliqué, le cinéma m’a permis une forme d’évasion et de dépassement de moi-même.
De plus, cela m’a aussi fait m’investir et m’exprimer dans toutes les formes d’art qui ne comprennent pas d’écriture : dessin, peinture, sculpture, musique, théâtre. Le cinéma, ce média qui nous rassemble, s’est présenté comme le parfait catalyseur pour moi, me permettant de concrétiser mon envie de raconter des histoires et devenant un moyen de m’exprimer et de voir le monde.
J’ai été diplômé d’un bac L option cinéma et d’une licence d’art du spectacle spécialité cinéma. Une formation qui m’a permis d’approfondir et d’élargir mes connaissances sur la production d’un film, mais aussi une compréhension théorique et symbolique du médium. Sortir du milieu scolaire m’a permis de renouer avec l’écriture, avec une certaine liberté dans la pratique de cet exercice. J’ai ainsi commencé à écrire des histoires et des ébauches de scénarios de façon quotidienne avec l’envie de concrétiser certaines de ces idées.
Il est très vite né en moi l’envie de passer à l’étape suivante : réaliser. Je me suis donc investi dans beaucoup de milieux associatifs liés au cinéma, qui m’ont ainsi permis de participer à de nombreux tournages amateurs.
Cette expérience m’a permis d’acquérir une vision globale sur l’ensemble d’une équipe de tournage et des besoins de chaque poste. Cela m’a aussi appris les limites du modèle de réalisation et de production associatifs souvent basé sur le bénévolat. En effet, étant arrivé à un moment de ma vie où je souhaite me professionnaliser, il me semble nécessaire de travailler avec un ou une productrice qui pourrait m’accompagner de manière professionnelle sur ces projets et m’aider à les concrétiser. Depuis le début de l’année, j’ai commencé à travailler avec la boîte de production Capsica sur mon court-métrage Tache d’Ombre.
