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Il y a des films qui font l’événement bien avant d’avoir gagné les écrans. Le prochain long métrage d’Emmanuelle Bercot, actuellement en tournage à Brest, est à coup sûr de ceux-là. Il y a la réalisatrice, d’une part, prolifique et dont les œuvres récentes La Tête haute, en 2014, et Elle s’en va, en 2013, ont été très remarquées. Il y a aussi, derrière un titre énigmatique, le sujet qui – très loin de la fiction – s’empare de l’un des plus gros scandales sanitaires jugés en France ces dernières années, ‘’l’affaire du Mediator’’. Produit par Haut et Court et tourné aux trois quarts en Bretagne, La Fille de Brest bénéficie de soutiens et de compétences sur place. Tour d’horizon.

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Ce n’est pas la première fois qu’Emmanuelle Bercot tourne en Bretagne. Catherine Deneuve arpentait déjà les plages du Morbihan pour Elle s’en va, un long métrage tourné en 2012 avec le soutien de la Région Bretagne. Ce n’est donc pas la première fois, sauf que là c’était incontournable. Impossible d’imaginer raconter l’histoire de son héroïne – Irène Frachon – ailleurs que dans sa ville, celle où elle vit et travaille dans son service de l’hôpital de la Cavale blanche, même si l’on connaît aujourd’hui le nom de ce médecin pneumologue par qui le scandale Servier est arrivé, bien au delà de Brest.

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Ceux qui souvent l’ont croisée en préparant le tournage ou aux abords du plateau dont elle n’est jamais loin disent combien le titre est juste. Irène Frachon, urbi et orbi, c’est La Fille de Brest. « Tout le monde ici la connaît, l’admire aussi », raconte Sonia Larue, en charge d’une partie du casting. Et d’ajouter qu’au plus fort de la tempête médiatique, « elle a continué de vivre et de travailler normalement dans sa ville, sans se cacher », en continuant même de s’exposer malgré la violence de la contre-attaque du côté des laboratoires Servier. C’est une librairie brestoise qui a édité son livre (1). Ses patients, les premiers, sont extrêmement fiers d’elle. On dit aussi que ce combat, c’était un peu « celui de la province contre Paris », rapporte Philippe Delest, directeur de production. Cette femme-là, à Brest, « c’est comme une rock star, une véritable héroïne », complète Sonia Larue.

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Pour toutes ces raisons, sans doute, il était capital de faire ce film in vivo, tout près de ceux qui ont vu et accompagné le combat d’Irène Frachon. « Emmanuelle cherchait des gens qui soient là en tant qu’eux-mêmes et qui mettent en lumière la relation d’Irène Frachon avec ses patients », poursuit Sonia Larue. Et quand on s’étonne qu’un hôpital et ses services en fonction puissent accueillir un tournage en leur sein, Philippe Delest affirme que « ce n’est pas si difficile, que tout se passe simplement, presque naturellement. Le personnel hospitalier est très impliqué, se prête au jeu », comme une contribution naturelle et reconnaissante au témoignage que sera le film et à l’effet qu’il pourra avoir sur la cause toujours défendue par Irène Frachon (2).

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Tout le monde, ou presque, connaît également non plus le nom mais le visage de celle qui interprète le rôle d’Irène Frachon. C’est une autre femme à la détermination sans faille, cette fois pas dans la vraie vie – quoique peut-être aussi – mais dans la série Borgen, une femme au pouvoir. Il s’agit de la comédienne danoise (et francophone) Sidse Babett Knudsen, par ailleurs récemment à l’affiche du film L’Hermine de Christian Vincent. « Une finesse et un vrai choix artistique que de faire appel à cette actrice danoise », applaudit Olivier Bourbeillon, coproducteur au sein de Paris-Brest Productions.

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Ce n’est pas elle qui a choisi Sidse, mais comme pour Elle s’en va, Sonia Larue s’est vu confier la part bretonne du casting. Un exercice un peu à part puisque « Emmanuelle aime travailler avec des comédiens non-professionnels, des gens qui vivent sur place et qui incarnent leur propre rôle. Elle a une très grande exigence, attache beaucoup d’importance à la vérité des gestes, à la justesse des situations ». « Restez-vous même ! » : c’est donc l’injonction difficile qui a donné le cadre et le ton des castings opérés par Sonia. Sa plus lourde tâche : constituer la famille Frachon, et notamment ses quatre enfants, tous excellents musiciens. Il a fallu pas moins de six semaines à temps plein pour réunir la fratrie. Le cadet des garçons, petit pianiste prodige féru de jazz, lui a donné le plus de fil à retordre. L’espèce est peu courante dans les conservatoires. Il a fallu de la patience, de nombreux recoupements et de l’entregent pour dénicher l’oiseau rare.

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Sur la proximité des comédiens avec les personnages qu’ils incarnent, Philippe Delest, confirme : « L’important pour la réalisatrice c’est d’être au plus près de la vérité des personnages, être si possible avec les personnes elles-mêmes ». Au sein de l’hôpital, ce sont les équipes de la Cavale blanche qui sont à l’écran. Peu de place dès lors pour les seconds rôles. Figurent au casting peu de comédiens bretons. Côté régie, déco, mise en scène en revanche, « l’embauche locale est réelle », précise le directeur de production.

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A quelques encablures du lieu de tournage, le bureau de Paris-Brest. La société, bien-nommée ici, fait le lien entre le territoire et la production parisienne Haut et Court. Olivier Bourbeillon se réjouit d’être associé au film. Ce n’est pas par hasard. Il a gardé des liens avec la société Haut et Court qui lui avait prodigué quelques conseils fort utiles au moment de la sortie en salles du long métrage Microclimat (produit et distribué par Paris-Brest). C’est arrivé « un peu tard », il aurait simplement « aimé gagner six mois pour travailler plus à l’aise ». Qu’importe, finalement, il a le sentiment « d’apprendre, humblement », en observant la mécanique d’un projet qui dépasse de beaucoup, par son budget – environ cinq millions d’euros -, et vraisemblablement par sa carrière à venir, l’envergure de la plupart des films « tournés en Bretagne depuis longtemps ». Lui dont le souhait est de voir se développer la production de fiction longue en région, n’a aucun doute sur l’opportunité qui lui est donnée.

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« Elle sait faire ! », dit-il d’Emmanuelle Bercot, vantant l’énergie que recèle pour lui le film Elle s’en va. Aussi est-il est « assez fier » de participer à l’aventure. Heureux aussi, que cela ait été rendu possible grâce à un dispositif mis en œuvre localement, à l’initiative du Groupe Ouest : le Breizh Film Fund. C’est en effet grâce à la dotation allouée au film par l’intermédiaire de sa société que le producteur détient désormais des parts dans la coproduction. Doté de 40 000 euros par le Breizh Film Fund – qui lui seront rétrocédés si les retombées le permettent – La Fille de Brest est parmi les 9 films accompagnés à ce jour par le fonds de dotation breton. Bien que portion congrue en regard du budget global annoncé, cette aide est une aubaine pour le film qui n’avait pas obtenu l’avance sur recettes. En tant que soutien privé, « le Breizh Film Fund a par ailleurs l’avantage de rééquilibrer des budgets penchant d’ordinaire excessivement du côté du financement public », explique encore Olivier Bourbeillon.

Le fonds créé par le Groupe Ouest répond à une ambition forte : l’essor de la filière cinématographique sur le territoire. L’enjeu était au rendez-vous ici. Les sociétés bretonnes engagées dans la production de fiction s’accordent à dire que la coproduction est une voie essentielle pour qu’augmente leur propre capacité à initier des projets. Permettre à Paris-Brest d’être partenaire était donc un bon point. L’implication régionale et les retombées escomptées pour le territoire, du fait du sujet, de la visibilité et de la montée en puissance des compétences locales, ont scellé l’affaire.

Rappelons enfin que l’aide bretonne est aussi venue de la Région. Le film a bénéficié du FAR (Fonds audiovisuel régional), après un refus du FACCAAccueil des Tournages a, quant à lui, mis la main à la pâte en effectuant la recherche de décors et en proposant à la production des profils professionnels extraits de ses fichiers.

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Aux 32 jours de tournage à Brest et dans les environs, qui doivent s’achever le 16 janvier, succèderont 13 autres jours parisiens. Ils mèneront encore une fois l’équipe sur les pas d’Irène Frachon, au ministère de la Santé notamment, toujours avec le même souhait de tourner là-même où les événements se sont passés. Le film sortira ensuite à l’hiver 2016, distribué par Haut et Court.

Charlotte Avignon

(1) Mediator 150mg ; Editions Dialogue – 03 juin 2010 ; ISBN – 9782918135142

(2) Irène Frachon a récemment lancé une pétition contre le laboratoire Servier qui sape le processus d’indemnisation des victimes du Mediator. Elle appelle les médecins à refuser le sponsoring du laboratoire et les citoyens à se mobiliser autour du manifeste des 30.

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La Fille de Brest

Dans son CHU de Brest, une pneumologue découvre un lien direct entre des morts suspectes et la prise d’un médicament autorisé sur le marché. Elle va se battre pour faire triompher la vérité, seule contre tous. L’histoire d’Irène Frachon, à l’origine de la découverte du scandale du Mediator, dans un Erin Brockovich à la française.

Long métrage réalisé par Emmanuelle Bercot. Scénario : Emmanuelle Bercot et Séverine Bosschem avec la collaboration de Romain Compingt, d’après l’oeuvre d’Irène Frachon. Rôles principaux : Sidse Babett Knudsen, Benoît Magimel. Production déléguée : Carole Scotta, Caroline Benjo. Directeur de la photographie : Guillaume Schiffman. Chef monteur : Julien Leloup. Chef décorateur : Eric Barboza. Directrice du casting : Antoinette Boulat. Directeur de production : Philippe Delest. 1er assistant réalisateur : Léonard Vindry. Chef costumier : Pascaline Chavanne. Ingénieur du son : Pierre André. Régisseur général : Karine Petite. Production : Haut et Court. Coproduction : France 2 Cinéma. Diffuseurs : France 2, Canal +, Ciné +. Distribution France : Haut et Court.

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