CINEMA MODE D’EMPLOI – De l’argentique au numérique


Dans le cadre du MOIS DU DOC,  COMPTOIR DU DOC, en partenariat avec FILMS EN BRETAGNE et DOCUMENTAIRE SUR GRAND ECRAN, invitent Jean-Louis Comolli et Vincent Sorrel à mettre en scène leur abécédaire (Cinéma mode d’emploi, paru chez Verdier), qui questionne les mutations du cinéma.

En s’appuyant sur de nombreux extraits, ils analyseront les évolutions du cinéma dans ses pratiques, ses formes et ses enjeux.

La journée sera précédée de la projection du film de Jean-Louis Comolli, « Cinéma documentaire, fragments d’une histoire » (le vendredi 6 à 20h / La Parcheminerie), suivie d’une rencontre avec le réalisateur. 

Samedi 7 novembre De 10h à 18h
Théâtre de la Parcheminerie 23 Rue de la Parcheminerie, 35000 Rennes

Entrée sur inscription : cliquez ICI pour vous inscrire
– 5€
– gratuit pour les adhérents Films en Bretagne

Date limite d’inscription
30/10/2015

Après avoir été l’un des animateurs du ciné-club d’Alger, présidé par Barthélémy Amengual, en 1959-1960, Jean-Louis Comolli vient à la Sorbonne à Paris, en philosophie, et surtout, rue d’Ulm, à la Cinémathèque d’Henri Langlois, où il rencontre Jean Douchet, Jean-André Fieschi et Jean Eustache. Découverte de l’amitié et du cinéma. Il entre aux Cahiers du cinéma en 1962, en devient rédacteur en chef en 1965 et le reste, avec Jean Narboni, jusqu’en 1973. Entretemps, premières réalisations dans l’équipe de «  Cinéastes de notre temps » avec Janine Bazin et André S. Labarthe.
Premier film documentaire en juin 68, avec Labarthe : Les Deux Marseillaises.
Premier film de fiction en 1974 : La Cecilia. Puis L’Ombre rouge et Balles perdues.
En même temps, passage au cinéma documentaire : Tabarka 42-87. S’en suivent plus de quarante « documentaires» et quelques fictions. Mais le choix est fait : en 1989, tournage de ce qui sera le premier épisode de la série Marseille contre Marseille, avec Michel Samson. En tout, treize films qui s’étendent jusqu’à aujourd’hui. Il participe au blog « Ces films à part qu’on nomme documentaires » crée avec des élèves (classe prépa) du lycée Chateaubriand à Rennes.

Vincent Sorrel est chercheur au GRESEC et maître de conférences associé à l’université Grenoble 3. Responsable pédagogique du master Documentaire de création (Grenoble 3 / Ardèche Images), il codirige le programme REFLEX (Réflexions sur le film comme lieu d’expériences) de la Maison de la création.
C’est en tant que chercheur associé à la Cinémathèque française et dans le cadre des archives et collections du Conservatoire des techniques qu’il a entamé une recherche sur l’imaginaire des techniques du cinéma. Cette approche du cinéma à partir des appareils nourrit une réflexion sur l’écriture et la réalisation documentaire dans ses enseignements, comme la pratique avec cinq films documentaires : Par des voies si étroites (1995), Là-bas où le diable vous souhaite bonne nuit (1998), Nous sommes nés pour marcher sur la tête des rois (2006). Ses deux derniers films, Le cinéaste est un athlète (2010) et Le voyage dans la lune (en cours de postproduction) concernent le cinéma : le premier à travers un portrait de Vittorio de Seta, le deuxième est un essai sur la construction d’une salle, réflexion poétique sur la matérialité du cinéma.